Erreurs courantes de militants et quelques propositions pour les rectifier
C'est un texte à lire absolument car il offre des pistes de réflexions intéressantes en
ce qui concerne la manière d'envisager les conduites à
suivre en vue d'être le plus efficaces possible dans l'action
militante au service de la cause palestinienne. On peut être
d'accord ou pas avec la réflexion conduite par ces auteurs,
là n'est pas le problème; car l'intérêt
premier selon nous de ce genre de texte est de nous faire
réfléchir sur notre propre action afin de voir dans quel
cadre elle s'inscrit vraiment et la juger parce qu'elle se trouve ainsi
confrontée à une analyse extérieure. C'est cela
qui est intéressant: pouvoir se remettre en question constamment
pour mieux servir les intérêts des Palestiniens.
par Jihad Mansour
Le
militantisme et les militants œuvrant pour la Palestine ont
reçu une certaine attention médiatique récemment,
ce qui est une très bonne nouvelle. C’est une
opportunité que l’on doit saisir, surtout
considérant que les Palestiniens eux-mêmes ne se voient
pas accorder d’espace dans presque tous les médias de
masse. Partant de là, nous à Palestine Think Thank, avons
décidé d’exprimer certaines de nos observations,
nos pensées et nos suggestions dans le but
d’améliorer le travail de tous les militants y compris
nous-mêmes. Ce texte est un résumé de ce que nous
estimons être certaines erreurs courantes de la part des
militants et nos propositions pour éviter que ces erreurs
entraînent des dommages. Dans les prochaines semaines nous
travaillerons sur chacun de ces points dans différents articles.
Nous espérons que nos observations et nos propositions seront
profitables autant à nous-mêmes qu’à tous
ceux qui consacrent leur temps et leur énergie à la cause
Palestinienne.
1. Ne pas insister sur nos divisions, Proftions de notre Unité
L’enjeu
probablement le plus important et à placer avant tous les
autres, est l’Unité. On la retrouve de deux sortes :
l’une est fondamentale, et l’autre simplement
bénéfique. L’unité entre les Palestiniens en
tant que peuple représente l'unité fondamentale. Les
Palestiniens ont un ennemi commun : l’occupant, l'adversaire
sioniste - l’Etat hébreux; et un objectif commun qui
devrait être partagé par tous : la reconnaissance de tous
leurs droits et la mise en pratique de ceux-ci. Les divisions sectaires
doivent être complètement surmontées, tout comme
elles sont surmontées dans le camp Sioniste.
Les
Palestiniens sont éparpillés dans le monde entier, la
plupart d’entre eux vivant en Exil. La lutte des 62
dernières années fut continue, et le nom «
Palestine » a survécu grâce aux sacrifices des
Palestiniens du Liban, de Jordanie, de Syrie, des Pays du Golfe,
d’Europe et de partout ailleurs. Leur lutte nationale est Une,
c’est celle pour la libération de leur terre natale, de
leur mère patrie. C’est celle pour le retour vers leurs
foyers et villages, et pour arriver à une vie de paix et de
démocratie. Nous ne devrions pas laisser la lutte d’une
nation être réduite au seul aspect du devenir du Hamas
à Gaza et à une auto gouvernance très
limitée dirigée par Abbas dans ce qui reste de la
Cisjordanie. Le Hamas et le Fatah sont deux partis politiques, ils ne
représentent pas la voix suprême de tous les Palestiniens
de par le monde, ni ne peuvent se présenter comme tels. Tout
comme n’importe quel pays du monde, le nationalisme et le
patriotisme ne sont pas la propriété de partis
politiques, mais ceux du Peuple. Il est tragique que les affrontements
entre ces partis aient fait perdre de vue les aspirations des
Palestiniens, et que tout opposant à l’un de ces partis
ait été muselé, mis en prison ou voire même
tué. Ce n’est pas ce pour quoi les Palestiniens ont
sacrifié leur vie. Rien ne peut se passer en Palestine tant que
le Hamas et le Fatah, chacun soutenu par des partisans de
l’extérieur, sont divisés. Il est dramatique et
dommageable que la population palestinienne soit ainsi divisée
par des lignes sectaires, et cette division est
précisément ce qu’Israël espère qu'il
restera, dans sa stratégie du « Diviser pour mieux
régner ». Etre divisés sert les
intérêts sionistes. Les Palestiniens se doivent de placer
en première priorité la nécessité de
surmonter ces différends sectaires. Si les dirigeants actuels ne
soutiennent pas cela, d’autres dirigeants feront surface et
gagneront un large soutient. D’ores et déjà,
beaucoup de ces leaders sont conscients de l’opinion publique, et
les revendications de consacrer leurs efforts à une
réconciliation doivent impérativement aller
au-delà des simples promesses et se concrétiser ; les
Palestiniens doivent les astreindre à ces objectifs.
Une
Palestine unie qui reviendrait à son corps premier, son corps
Arabe, est la plus grande menace pour Israël ; il faut que des
élections aient lieu car les Palestiniens, tout comme quiconque,
ont le droit de choisir leurs propres dirigeants. Nous devons cependant
établir une différence entre des élections sous
occupation, dont le but premier serait de rendre la vie moins difficile
pour les Palestiniens vivant sous la violente houlette sioniste ; et
des élections qui devraient inclure tous les Palestiniens
à travers le monde, créant ainsi leur propre leadership
politique, capable, volontaire et prêt à s’attaquer
aux problèmes auxquels doivent faire face TOUS les palestiniens
: la libération de la Palestine et le Retour des palestiniens
à leurs foyers et villages d’origine. Les
intérêts politiques doivent être subordonnés
aux intérêts nationaux, et tous les partis devraient
conclure le pacte de travailler ensemble vers la concrétisation
d’intérêts nationaux, tout en conservant leurs
identités et propositions propres. Comment atteindre
l’Unité devrait occuper la plus grande part des
discussions. C’est le problème le plus crucial.
L’unité
des “non-Palestiniens” est différente. Elle doit
être au service des objectifs palestiniens et soutenir les
actions pouvant leur apporter justice et liberté.
Présentement, son but premier devrait être de travailler
à tout ce qui faciliterait l’Unité palestinienne et
à faire de leur objectif national une priorité.
2. Ne plus suivre le cheminement du discours sioniste
En
faisant cela, nous nous condamnons à être «
réactifs » plutôt qu’ « actifs ».
Cela implique de perdre notre contexte particulier et de ne pas
développer nos propres stratégies. Il existe des myriades
de réponses individuelles, mais il en existe très peu qui
ont une vraie coordination entre elles, et ce même à un
niveau idéologique. Le résultat est que ces
réponses peuvent facilement devenir contre-productives
lorsqu’elles se contredisent les unes les autres. Elles ne sont
pas interconnectées, contrairement à la stratégie
sioniste. Les sionistes ont un « fil de narration », les
palestiniens eux ont leur histoire. Nous devons l’apprendre, la
sortir de l’ombre et être à même de la
défendre avec capacité.
Il a tant
été écrit sur l’antisionisme, le
débat a été traité jusqu’à
épuisement d’arguments nouveaux, jusqu’au point
où ce sujet n’est plus que répétitif. Il
convient à présent de se concentrer sur les
priorités et stratégies des Pro Palestiniens, un sujet
qui n’est pratiquement pas abordé et qui, lui ouvre des
horizons « actifs ».
3. Ne plus utiliser une terminologie sioniste
C’est
une erreur que nous ne commettons que trop souvent. Nous devons
créer notre propre terminologie, ou piocher dans notre propre
catalogue linguistique afin de trouver le « meilleur »
lexique. Les sionistes l’ont fait, ils possèdent des
Manuels de Hasbara et des formations propagandistes. Si notre langage
est suffisamment répété, les gens commenceront
à comprendre les informations de base. Un exemple : nous usons
des termes tels que ‘Gaza’ et ‘Cisjordanie’
comme substituts pour ‘Palestine’, ne réalisant pas
que la Palestine est bien plus que cela. En effet, même dire
‘les Territoires Palestiniens’ est erroné et a
créé une impression dans les esprits que
‘Palestine’ est seulement équivalent aux endroits
hors de la Ligne Verte. C’est une idée qui fut
imposée mais qui doit être rejetée. Dans un tel
cas, les mots convenant pour référer à Gaza sont
«Gaza, Palestine Occupée », tout en nous rappelant
aussi de dire « Ramallah, Palestine Occupée »,
« Jérusalem, Palestine Occupée » et
même « Tel Al-Rabie, Palestine Occupée ». Oui,
appeler Tel-Aviv par son nom d’origine est radical, mais
peut-être nécessaire. Tout du moins, cela aura le
potentiel d’ouvrir le débat là où il pourra
être efficace.
4. Ne plus laisser nos efforts dans l'oubli
Nos
efforts sont bien trop souvent détournés hors du sujet,
et quoiqu’importants ou reliés les sujets digressifs
soient, ils ont tendance par moments à servir de distraction et
à devenir des pentes savonneuses, particulièrement quand
ils sont traités de manière réactive. Quelques uns
de ces sujets sont l’Holocauste européen, le Programme
nucléaire iranien, l’identité politique juive,
l’identité politique musulmane. De la même
manière, nous sommes trop souvent inconscients d'une certaine
interconnexion entre les événements mondiaux et la
politique internationale et comment ils affectent les Palestiniens.
Nous devons nous concentrer sur les événements, sur la
réalité, et non pas sur des menaces ressenties ou sur de
l’agression préventive, ou de la ‘création
d’une nation’ complètement impérialiste. Nous
devons retirer nos œillères et ne pas vouer de culte du
héros à qui que ce soit. Tout dirigeant se soucie avant
tout de ses intérêts personnels, c’est ainsi
qu’il en a toujours été, et rien n’indique
que c’est sur le point de changer. Il faut
réfléchir à quels intérêts concordent
avec la cause libératrice palestinienne et quels
intérêts « utilisent » cette cause. Avoir un
ennemi ou deux en commun ne signifie pas partager les mêmes
causes, mais suivre ce qui est arrangeant. Ceci a toujours
été cause de ralentissements et de trébuchements
dans la cause pour la libération de la Palestine.
Les
questions régionales et internationales sont souvent
interconnectées avec la Palestine, seulement parfois à un
degré qui n’est pas apparent au premier regard. Il est
important de reconnaître la rhétorique ‘vide’
pour ce qu’elle est, de reconnaître ce qui pourrait
être de la propagande servant la désinformation, les "flag
operations" (opérations sous fausses bannières) et les
diversions par rapport à nos objectifs et principes. La
propagande peut provenir d’amis comme d’ennemis, il faut
donc examiner de manière critique les informations reçues
et ne laisser filtrer que ce qui est utile et bénéfique
à la cause. Il se peut qu’il y ait discorde quant au
jugement de ce qui est bénéfique et de ce qui ne
l’est pas, mais ce que nous savons tous est que plus un sujet est
éloigné dans le temps et dans l’espace de la
Palestine, plus il y a de chances que ce soit une diversion.
5. Ne pas se tromper de sources d'informations ( Médias )
Nos
sources sont bien trop souvent des organes Hasbara. Il y a certes de
très bons journalistes là-bas dédiés au
peuple palestinien, et tout écrit publié dans un journal
israélien n’est pas propagande, mais les journaux
eux-mêmes le SONT. Les meilleurs d’entre eux tiennent en
quelque sorte lieu de feuilles de vigne. Quel est le but de la plupart
des journaux israéliens ? C’est de créer une
mentalité parmi les israéliens se résumant
à « Nous sommes sous attaque » pour justifier leurs
“craintes” préfabriquées et les actions
à l’encontre des Palestiniens pour apaiser ces peurs. Si
preuve il faut, un seul coup d’œil jeté sur un
journal israélien, même le plus "progressiste" suffira
pour constater la présence constante de publicités en
page d'accueil pour l'opération "Birthright", Ahava, plusieurs
espaces pour Gilad Shalit, des stations de luxe en Palestine.
Ceci
étant dit, le fait est que nous n’accordons pas le
même intérêt ni la même attention à des
auteurs qui le méritent sans conteste. Les journaux arabes ne
sont pas cités comme sources. Les Occidentaux et bon nombre
d’activistes ignorent même ce que des écrivains ou
des académistes pensent, car ils ne sont pas diffusés
à grande échelle pour des raisons qui ne peuvent
être que considérées comme discriminatoires. Cela
devient apparent en regardant tout simplement la plupart des sites,
où les Européens, les Américains, et les
Israéliens dirigent le discours, peu importe la position
politique.
Un exemple flagrant de la surdité à
l’encontre de la voix arabe se manifesta au moment où le
crime des trafics d’organe fut mis à jour. Pendant des
années, les Palestiniens ont parlé de ce crime qui
n’était un secret pour personne. Une sorte de «
gêne » accompagnait ce sujet, en ce que les gens ajoutaient
communément en fin de rapport « Je sais, mais je
n’ai aucune preuve ». Lorsqu’un Occidental se
contenta non seulement de répéter ce qu’il avait
déjà publié dans un livre, mais aussi ce que les
Palestiniens avaient établi auparavant, tout à coup le
sujet devint digne d’intérêt. Mais ce qui est le
plus curieux est que la source soulevant le sujet n’était
pas palestinienne, mais était en fait un journal sioniste, le
Jerusalem Post. Ils ne publièrent pas l’article
(c’est Tlaxcala, en coopération avec l’auteur, qui
le traduisit en anglais quelques heures plus tard) mais la propagande
israélienne en fit mention comme la preuve la plus criante de
diffamation, et ce arrivant à point nommé pour la
Conférence israélienne ayant lieu à ce
moment-là sur les « Dangers de
l’antisémitisme européen ». Ce sujet
important perça enfin à la lumière du jour, mais
il faut œuvrer pour être ceux qui dirigent le discours,
pour nos propres buts et d’une manière qui ne soit pas
réactive. Les problèmes ne devraient pas être mis
en lumière ou laissés dans l’ombre selon le bon
vouloir des Israéliens / sionistes, ni ne devraient servir leurs
intérêts.
Les médias de masse sont cruciaux
dans la domination. Israël a la part du lion dans les
médias dominants et les Occidentaux ont la part du lion dans les
médias alternatifs. Notre but devrait être
d’accroître la médiatisation de la cause des
Palestiniens par les Palestiniens, tout en restant très vigilant
par rapport aux sources dont nous usons et de l’information que
nous propageons. Avec la nouvelle rapidité des outils de
communication, on fait face à une grande hâte et à
peu de vérifications des faits. Nous devons éviter
à tout prix de faire circuler de l’information qui
pourrait être opérations sous couvert, de la guerre
psychologique ou de la désinformation touchant au Moyen Orient.
6. Ne plus délaisser la pensée critique au profit de la pensée émotionnelle
Les
émotions font certes parties intégrante de
l’être humain, mais elles n’ont aucun poids dans les
tribunaux et ne figurent sur aucun document légal ou
législation. On mène un combat pour la justice, et nos
références sont les lois et les documents incluant des
réglementations procédurières, diplomatiques et
légales. Si l’on fait entrer dans les consciences les
concepts de justice et de légalité, il faut aussi
s’y conformer. Le droit international, quoiqu'ayant ses
défauts, est du côté des Palestiniens. Il leur
garantit le droit de résister face à l'occupation, le
droit au retour, le droit à la protection et d'autres droits
encore. C'est ainsi que nous pouvons, en tant que défenseurs de
la cause, être d'un grand secours. Nous ne pouvons pas faire
appel aux émotions (cela ne marche pas) ni agir purement
portés par elles (car cela exclurait toute planification
stratégique). Quel est le mantra d'Israël? "Israël a
le droit à l'existence". Ainsi, si les droits sont leur terrain
de bataille, alors qu'il est clair qu'ils n'ont aucun droit
légitime à leurs revendications, il apparaît
clairement qu'ils sont en train de gagner la guerre de propagande en
usant de notre meilleur atout. Il nous faut renverser cette situation,
point final.
D'un autre côté, Israël a
peaufiné et investi sur sa Hasbara. Il en est de même pour
les partisans d'Israël, qui influencent le public par le biais
d'un chantage émotionnel intense qui est exécuté
au moyen de la juxtaposition des souffrances juives passées et
de l’identité israélienne actuelle (une combinaison
de la mentalité de « la victime ayant survécu
» et de l’image d’un pays démocratique au bord
de l’extermination au milieu d’une région hostile).
Tous les aspects de cette image sont mis à leur avantage de
façon très professionnelle. L’appel aux sentiments
est constant, mais il faut bien voir que ces déclencheurs
d’émotions sont préfabriqués,
manipulés et conçus pour résonner auprès
d’un public occidental qui ne gratte pas sous la surface pour
former ses propres opinions. Le bombardement d’images et de
messages venant d’Hollywood en particulier, suscite en
réponse des émotions viscérales qui
n’admettent que la culpabilité ou la sympathie. Il
n’existe pas de parangon dans le monde palestinien à ce
genre de campagne. Peut-être avons-nous besoin de canaliser
l’attrait vers les émotions en instruments
éducatifs réellement efficaces, plutôt que de se
lamenter entre nous et de se demander pourquoi le Monde nous tourne le
dos. Si nous comptons faire appel aux émotions, alors nous
devons calculer comment le faire. Tout comme les sionistes l’ont
fait avec succès.
7. Comprendre ce qui intéresse le public
De
nos jours, on ne s’adresse pas tant à des
“populations” qu’à un “public” qui
est à sa manière réceptif à un message. Les
massacres de Gaza de l’an dernier, et ceux au Liban il y a 3 ans
et demi, ont non seulement resserré l’étau sur Gaza
et renforcé le contrôle (pour le compte
d’Israël) de la FINUL sur le Liban, mais cela montre aussi
très nettement que rien ne peut perturber le public. Nous sommes
en train d’essayer de le convaincre de choses dont il ne se
soucie pas, ou qu’il est incapable de saisir. Il se peut bien
qu’il y ait eu tant de lavage de cerveau, que le massacre
d’innocents en plein jour n’apporte aucune compassion ni
pitié et n’élicite pas plus l’indignation.
Jusqu’à quel point l’opinion publique compte-t-elle
? Cette opinion sert justement à apporter le consensus
nécessaire aux dirigeants pour qu’ils restent au pouvoir.
Le consensus favorable aux dirigeants soutenant Israël devrait
alors être compromis par d’autres moyens, surtout quand on
sait que les intérêts nationaux des gens sont contraires
à ce qu’apporte ce consensus. Aux Etats-Unis par exemple,
l’accent devrait être porté sur le fait que
l’implication des Etats-Unis dans plus de guerres à
l'étranger coûte cher et que la politique
interventionniste est dommageable pour les Américains. Si
l’intervention de l'Etat est de moins en moins soutenue, les
politiques devront changer de sorte que le pouvoir au niveau national
soit maintenu. Cela se traduira par conséquence en la
réduction des fonds dirigés vers Israël et la Guerre
contre le terrorisme.
Nous avons la responsabilité
d’éduquer et d’informer les personnes avec qui nous
sommes en contact. Toutes sortes d’associations, en Palestine et
au-delà, des groupes étudiants, des organisations
religieuses et culturelles peuvent influencer la communauté et
offrir l’opportunité de s'engager dans des actions qui
peuvent avoir un impact sur l'opinion publique et, par la suite, sur la
politique. Les organisations arabes sont notamment dans
l’obligation d’assumer leurs responsabilités, de
sensibiliser et de prendre part au débat public par la
publication d'éditoriaux, de lettres, de protestations et par
l'éducation pour que le monde voie que cette question a de
l’importance pour les Arabes, et les temps où l’on
attendait que le monde résolve les problèmes au moyen de
l’ONU ou par la Maison Blanche sont révolus.
8. Ne plus attendre que les dirigeants ramènent l’ordre (ou bien la "bombe démographique")
Il
est vain d’attendre que les dirigeants résolvent les
problèmes même si ceux-ci se considèrent comme les
princes de la paix et croient pouvoir sauver le monde. Ils se trouvent
là où ils sont pour la seule préservation de leur
pouvoir. Qui plus est, leur déléguer cette tâche ne
renforce pas la résistance, qui, si elle est organisée de
façon stratégique de par le monde palestinien en entier,
PEUT être EFFICACE. Ne sont pas considérés
‘résistants’ les factions seulement, ou une base
idéologique unique. Chaque parti, faction ou mouvement
palestinien, chaque Palestinien où qu’il réside
dans le monde, est ‘résistant’. Soutenir le
contraire est du mensonge sioniste. Il existe toute une masse de
personnes impliquées, la résistance n’est en aucun
cas limitée à un certain type de résistance ou de
résistants. Les rejoindre dans leur lutte engendrera
d’autres sympathisants à leur cause, les populations
arabes incluses, ainsi que le public international non arabe, les
mouvements de libération et de droits de l’homme autour du
monde. Les actes en coordination de solidarité, de
commémoration, de protestation, les choix tels que le boycott,
le sabotage d’infrastructures israéliennes
illégales, les événements médiatiques et
les campagnes existent déjà, et représentent un
travail remarquable, mais on peut leur donner plus de poids et plus
d’attention s’ils partagent les mêmes idées
fondatrices. Ceux promouvant à tout prix les
négociations, recherchant des solutions de compromis, de
collaboration ou de coexistence avec le sionisme, ont un fondement qui
n’est pas l’objectif central. Les solutions à long
terme devront être envisagées à un moment
donné, mais les Palestiniens ont attendu assez longtemps comme
ça. Attendre qu’une ‘bombe
démographique’ n'explose n’est pas non plus une
solution. Les gens ont le pouvoir.
9. Nous n’abandonnons pas ce qui ne marche pas en nous renouvelant
Nous
sommes des êtres d’habitudes et nous nous tournons le plus
souvent vers une “zone de confort”, pour y rester. Si les
votes et les élections « ne marchent pas », une
stratégie différente s’impose. Si notre soutient
économique est éparpillé dans le maintien de
structures coûteuses, sans aller directement aux gens, il faut
alors trouver le moyen de se livrer à de nombreux microprojets
ou de financer des communautés de façon
indépendante. La sponsorisation et les efforts de jumelage,
comme par exemple celui que Bristol a mené à bien, sont
de fantastiques solutions alternatives, plutôt que ceux des
grandes organisations qui parfois ont des frais généraux
si élevés ou une comptabilité si
défectueuse que tout ce qui finit par filtrer est loin
d’être assez pour affecter du changement concret ou
apporter du secours. Les actions entreprises par les
bénévoles de Nahr El-Bared sont un autre bel exemple
à suivre. Ils construisent non seulement la communauté,
mais sont aussi une aide tangible à ceux exclus de la
chaîne alimentaire de l’Autorité palestinienne. La
créativité de nos actions et la recherche de solutions
alternatives sont des choses qui ont besoin d’être
renforcées. Il existe déjà tellement
d’organisations, à nous de les garder fixées
à un objectif et efficaces, et si elles échouent dans
leurs résultats, de faire le point avec courage. Le temps est
venu de se concentrer sur des stratégies positives et
réalisables. En fin de compte, c’est ce qui fera la
différence, ça et non pas la rhétorique sioniste.
10. A situation différente solution différente
Nous
devons bien comprendre dans quel milieu nous opérons. Des
milieux sociaux différents peuvent signifier une
stratégie complètement différente. Par exemple si
l’on se trouve en Turquie, il est aisé d’attirer
l’attention sur une position antisioniste. Ce n’est pas ce
qui pose problème là-bas. En Allemagne par contre,
l’héritage du Nazisme laisse encore sa trace dans
l’identité nationale et dans les relations qu’a le
pays avec Israël. Aux Etats-Unis, le budget le plus lourd est le
budget militaire et le soutien institutionnel d’Israël. Dans
presque tout l’Occident, ‘terrorisme’ est
associé à ‘islam’. Ce ne sont que quelques
exemples parmi les dizaines de point sensibles qui affectent les
relations internationales avec la Palestine.
En finir avec les
mensonges, tout en gardant un œil sur la loi, la justice et aussi
ce que chaque public verra selon sa convenance est un travail
nécessaire, et qui risque de changer pour chaque milieu dans
lequel on se trouve. Un autre aspect capital est de connaître les
lois et coutumes du lieu dans lequel on opère. Si nous nous
savons filmés / photographiés / encadrés, nous
devons nous rappeler que nos panneaux, la présence de drapeaux,
et même la profanation de drapeaux, que les masques ou tout autre
chose couvrant le visage, etc., servira à la propagande
israélienne, dès lors qu’ils violent la loi ou
coutume ou qu’ils sont considérés comme
antisémites. Dans nombre de pays, des lois rigides encadrent les
rassemblements publics, où les participants sont
identifiés ; même une violation des plus mineures peut
s’avérer fatale à l’action menée. En
Italie par exemple, il y a une loi absurde qui dit que les enfants ne
sont pas « autorisés » à manifester !
Même des rassemblements autorisés peuvent faire plus de
mal que de bien. Une prière commune par des musulmans à
Milan s’est tenue face à son Dôme, faisant de
l’évènement un fiasco en ce qui concerne les
relations publiques. L’endroit était certes la place la
plus importante dans le nord de l’Italie, mais être en face
du Dôme de Milan représentait la certitude
d’être attaqué par la presse et les politiciens
locaux qui, partant d’une forte tendance islamo phobique, le
considérèrent comme une offense aux Chrétiens.
Dans le contexte tendu de Milan, cela a en effet été le
résultat et n’importe qui aurait pu le prédire. Les
choix doivent être pensés stratégiquement, avec une
prise en compte même de l'échec.
En Amérique
du Nord et dans beaucoup de pays européens, des partis
politiques tout ce qu’il y a de légitime, sont mis sur
liste noire. Cela signifie qu’il est illégal de leur faire
don d’argent ou de s’engager avec eux dans des transactions
financières. Quiconque collecterait des fonds pour ces groupes
là au lieu de se servir d’autres ONG ou d’ONG 'ad
hoc', porterait par la même un coup fatal aux donateurs. Ce
n’est qu’un exemple parmi d’autres illustrant le
besoin de connaître le contexte de l’action, du
début à la fin.
11. Nous tombons dans bien trop de pièges de la Hasbara
Nous
« dialoguons » selon leurs termes. Nous acceptons leur
contrôle en les laissant choisir le contexte, faisant cadrer
leurs arguments en excluant les nôtres. Nous utilisons leur
langage et leurs médias. Nous ne suivons pas notre propre
calendrier. Le dialogue est important, mais s’il n’est pas
fondé sur des règles équitables ou qu’il
perd de vue que le but n'est pas de communiquer pour communiquer, mais
de susciter le changement, alors c'est une perte de temps. Ceci est un
objectif majeur de la Hasbara: nous faire perdre notre temps.
12. Ce n’est pas une question religieuse
Nous
oublions trop souvent qu'il n’est pas question de religion. Il
est question d’une population arabe expulsée de sa propre
terre pour faire place à une colonisation européenne de
terres arabes. C’est une question de droits de l’homme et
de justice. Bien souvent, la religion ‘colore’ le conflit.
Les sionistes utilisent la Bible pour justifier le vol des terres
palestiniennes, et le Hamas répond en utilisant le Coran.
Pourtant, ce n’est ni n’a jamais été un
problème lié à la religion. Nous nous opposons
à Israël parce qu’il a volé des terres arabes
et dépossédé son peuple, pas parce qu’il est
juif.
Toutefois, puisque le fait est que la religion domine le
discours, à tort ou à raison, nous devons rechercher les
moyens de rendre cette connexion bénéfique. Nous devrions
travailler avec des groupes interreligieux s'ils partagent nos
objectifs, en particulier ceux des groupes juifs qui investissent
beaucoup d'efforts pour éduquer ceux partageant leur foi. La
majorité des juifs ne font pas partie du lobby israélien,
et faire un pas vers eux permet de construire amitié,
solidarité, stratégies communes, et de briser les
idées reçues dans les médias juifs et les
synagogues, qui pour la plupart on un drapeau israélien sur leur
bima.
De même, les Chrétiens du monde entier
devraient savoir que nombre de Palestiniens partagent la même
foi, et que beaucoup d’Arabes, dont des Palestiniens, ont
préservé le christianisme en Terre Sainte. Ils devraient
être informés du sort de ces chrétiens qui
souffrent d’exclusion et de racisme, engendré par les
pratiques et les lois israéliennes, alors que bien trop souvent
ils ne connaissent que les mythes et les mensonges présentant
les Arabes comme les ennemis du christianisme.
13. Nous ne donnons pas la bonne forme à notre discours
Nous
n’arrivons parfois pas à nous adresser au
“public” correctement. Nous devons apprendre à
adapter notre discours pour l’auditeur. Cela signifie qu’il
faut savoir à qui nous nous adressons et à quelles fins.
Quoique refuser d’employer le nom « Israël » ne
soit pas un problème parmi les Palestiniens et les
défenseurs de la Palestine, nous devons prendre conscience que
cette entité existe pour le reste du monde. S’y
référer différemment dans une lettre que
l’on espère voir publiée dans le Washington Post
peut prêter à confusion. Il faut expliquer ce
qu’Israël fait, son histoire, mais il faut aussi
réaliser que c’est quelque chose de présent pour
l’auditeur. Nous devons faire preuve de suffisamment de bon sens
concernant les médias pour savoir comment nos propos seront
considérés, ou s’ils seront rejetés par les
éditeurs, et comment leur donner la bonne forme, de
manière à exprimer ce que l’on veut faire
comprendre. D’un autre côté, il ne faut pas non plus
avoir peur du mot « juif ». C’est en effet le «
trait national » d’Israël, qui n’est pas un Etat
démocratique mais plutôt un Etat d’exclusion, de
racisme et de suprématie, qui étend ses droits et de
nombreux privilèges aux juifs seuls. Ce fait ne peut être
embelli d'un quelconque moyen, c'est la réalité. En
outre, l'armée israélienne est une armée juive. Ce
n’est pas une armée « démocratique »
qui représente toute la population, puisque de nombreux juifs
pratiquants en sont exclus, et fait encore plus
révélateur, un cinquième de la population
enregistrée est composée de Palestiniens et de beaucoup
d'autres immigrants, qui ne sont pas représentés. Ils
sont autorisés à les « rejoindre » seulement
après conversion, ou par l’intermédiaire
d’une unité spécifique qui amène sans
équivoque vers une conversion et à l’accès
puis tous les droits du citoyen israélien. Les Druzes font
parfois preuve d'exception, mais avec ses limites et qui vise aussi
à acquérir les droits qui leurs sont niés en tant
que citoyens ordinaires de l’Etat juif. Palestiniens et autres
ont le droit d’user du terme ‘juif’ sans avoir
à être vilipendés pour autant. Si des actes atroces
sont commis par Tsahal (Armée de défense d'Israël),
il n'est pas inapproprié d'y référer par le terme
‘juifs’ opérant comme la branche militaire - et
contrôle de l'État juif.
14. Nous avons besoin d’accueillir
Nous
aurons toujours besoin de plus de personnes pour cette cause, et la
rencontre de nouvelles personnes est perpétuelle. Nous devons
construire des réseaux, partager nos connaissances et nos
expériences, diverger de manière civile, écouter,
apprendre, sensibiliser, être impliqués dans d'autres
combats par amour sincère de la liberté. Par
conséquent, la pratique de l'exclusion de personnes
fondée sur leur religion, leurs idées politiques, les
préférences sexuelles ou leurs modes de vie se doit
d'être réduite. Nous ne pouvons pas être
d’accord avec tous les peuples sur toutes choses, et il se peut
tout à fait que nous soyons considérés «
dans l’erreur » pour nos convictions, que nous avons le
droit d'avoir en tant qu’êtres humains. Nous n'avons aucun
droit de juger les autres sur qui ils sont et nous devrions travailler
tous ensemble pour servir la cause commune. Ceux qui usent de leurs
connexions pour quelque chose de différent se servent du peuple
palestinien. Il n’est pas immoral de recevoir de l'argent pour le
militantisme, mais les honoraires devraient couvrir les frais ou
être confiés à des réfugiés
palestiniens. La solidarité ne doit pas devenir une industrie.
15. Nous imposons des conditions à notre solidarité
Les
Palestiniens ne cherchent pas à ramasser des miettes de
pitié et ils n’ont pas besoin qu’on leur dise quel
type de résistance adopter ou qui d’entre eux a le droit
d’exprimer leurs besoins. Les Palestiniens savent très
bien que leur lutte n’est pas une lutte pour arriver à
l’égalité des droits, mais vraiment une lutte pour
leur libération, et cela nécessite une large gamme
d’actions, pour pouvoir survivre et pour garder l’espoir
d’être un jour libre. Le fait que leur résistance
ait été non-violente devrait être clairement
reconnu par les militants qui les appellent à se trouver un
« Gandhi palestinien » ou à abandonner une forme de
résistance ou l’autre, ou qui déclarent même
qu’il n’existe qu’une seule bonne
‘manière’. Toutes ces conditions, jugements et
demandes sont injustes envers les Palestiniens et irréalistes.
Une
combinaison de tous les types de résistance ainsi que de tous
les actes de soutien venant de l'extérieur, tels que le boycott,
doivent être soutenus sans condition. Alors que certains
militants, dotés des meilleures intentions, comparent
l’Apartheid sud-africain à la Cause palestinienne, la
réalité est tout autre. Les Palestiniens vivent sous une
occupation militaire brutale et assistent au génocide de leur
peuple. Ils n'ont obtenu le soutien d’aucune organisation
internationale, et sont poussés à se sortir de là
par négociations pour obtenir des droits, quand ils savent quels
sont leurs droits et qu’ils savent à quoi la carte de la
Palestine ressemble. Ils sont invités à concéder,
à renoncer à plus, alors que ce qu'ils essaient de faire
est de retrouver leur terre perdue, leurs droits et leur liberté.
Cela
va au-delà de la simple obtention de l'égalité des
droits. C’est une lutte pour se débarrasser des
chaînes de l'occupation et pour créer une
société palestinienne et la gouvernance d’un peuple
qui a été dispersée à travers le monde. Les
Palestiniens n'ont pas d'État, ils n'ont pas d'armée, et
ils se battent pour leur survie même. Ils méritent notre
solidarité pleine et entière pour se défendre et
créer leur nation. Nous demander comment nous pouvons les
servir, et non pas comment ils peuvent méritent notre
solidarité, est la question cruciale à se poser encore et
encore, pour chaque fois trouver une réponse différente.
Avec les objectifs de leur libération à l'esprit,
laissez-nous servir.
Pour que le mouvement soit un allié
sincère et un vrai partisan de la Palestine, des Palestiniens et
de leur lutte pour la liberté, il est nécessaire
d’écouter les Palestiniens raconter leur propre histoire,
ainsi que de faire valoir leur narration et leur définition de
la lutte avec leurs propres mots. Il a été très
dur pour les pro Palestiniens d'expliquer que la question de la
Palestine n’a pas commencé en 1967 aux dirigeants de
nombreux mouvements de solidarité aux Etats-Unis et en Europe.
Ainsi, la question du retour est devenue un sujet épineux avec
beaucoup de ces dirigeants, provoquant une scission au sein du
mouvement en deux moitiés presque égales. Nous avons pu
nous assurer que nos vrais alliés comprennent que toutes les
luttes sont connectées. Nous luttons pour la dignité
humaine et les droits fondamentaux, et ceci est le lien entre la
Palestine, le Liban et l’Irak. Nous ne pouvons pas non plus
tourner le dos à d'autres luttes telles que les luttes des
citoyens américains de la Nouvelle-Orléans, de la
population d'Haïti et d'autres. Il est important de faire les
liens et de comprendre comment notre combat rejoint tous les combats
des peuples opprimés, et aussi, la façon dont il
diffère.
Le boycott économique est le plus facile à comprendre: il consiste à ne pas acheter de produits manufacturés en Israël, et à
convaincre ses amis de faire de même, pour faire pression sur le
gouvernement israélien, jusqu'à ce qu'il entre en
conformité avec le droit international et qu'il respecte le
droit à l'autodétermination du peuple palestinien. La
pression peut également s'exercer à l'encontre
d'entreprises françaises qui collaborent avec le régime
israélien, pour que cessent de telles collaborations.
Les
comités locaux choisissent généralement un nombre
réduit de cibles et organisent des campagnes de sensibilisation
devant les commerces pour étendre la portée du message
qui accompagne ces actions. Ces actions peuvent ensuite être
relayées médiatiquement pour montrer qu'elles ont lieu
fréquemment et sur tout le territoire français...
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Concernant les
codes barres, il existe deux catégories. En effet beaucoup de
produits commercialisés notamment sous la marque du distributeur
et indiquant comme origine "israel" n'ont pas pour code
barres le "729". Voir à titre d'exemple ci-dessous
les produits Carrefour:
Sensitive, Carrefour Baby (lingettes bébés)
Classic lingettes
Carrefour Baby Aloe Vera (lingettes)
Carrefour discount Aloe Vera (lingettes)
Carrefour multi fruits 100% pur jus
Carrefour pamplemousses roses
Carrefour pamplemousses blanc
Carrefour orange pulpée
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Produits étiquetés "israel" (code barre : 729)
Telma (soupe, plats déshydratés) Carmel (fruits et légumes) Jaffa (fruits et légumes) Maayane (Bocaux - plats cuisinés, condiments, olives, poivrons...) Kedem (avocats) Coral (Cerises) Top (fruits et légumes) Beigel (biscuits apéritifs) Hasat (agrumes) Sabra (repas complets) Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) Dagir (conserves de poissons) Holyland (miel, herbes) Amba (conserves) Green Valley (vin) Tivall (produits végétariens) Agrofresh (concombres) Jordan Valley (dattes) Dana, STM (tomates cerises) Epilady (appareils d’épilation) Ahava (cosmétiques de la Mer morte)
Face au drame des Palestiniens,
nous ne pouvons pas faire grande chose, a part relayer les informations
qui nous parviennent. Hors cela, il y a tout de même une arme en
notre pouvoir, le boycott. En effet de nombreuses entreprises,
israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste
d’occupation. En voici une liste, à vous de faire le reste:
Parmi les produits israéliens:
- Carmel (fruits et légumes)
-Jaffa (fruits et légumes) – Kedem (avocats) – Coral
(Cerises) – Top (fruits et légumes) – Beigel
(biscuits apéritifs) – Hasat (agrumes) – Sabra
(repas complets) – Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets
préparés) – Dagir (conserves de poissons) –
Holyland (miel, herbes) – Amba (conserves) – Green Valley
(vin) – Tivall (produits végétariens) –
Agrofresh (concombres) – Jordan Valley (dattes) – Dana
(tomates cerises) – Epilady (appareils d’épilation)
– Ahava (cosmétiques de la Mer morte)
Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729
Les produits des entreprises qui soutiennent l’Etat d’Israël (américaines ou européennes) COCA-COLA – Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta,
Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient
l’Etat d’Israël depuis 1966.
DANONE – Marques du groupe :
Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian,
Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic. Danone vient
d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis
1967 par Israël.
NESTLÉ – Marques du groupe
: Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams,
Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality
Street, Vittel, Perrier, Buitoni. La société suisse
possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire
israélienne Osem. La firme est accusée depuis les
années 50 de détruire l’économie et la
santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par
l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en
Afrique, en Asie et en Amérique latine.
INTEL – Cette grosse entreprise
produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4
utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat,
installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village
palestinien rasé après son évacuation en 1949 par
les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de
leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé
par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à
la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a
amené INTEL à suspendre un projet d’investissements
de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de
Kyriat Gat.
L’ORÉAL – Marques du
groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme,
Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein,
Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des
créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques
par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums,
Ushuaïa.
L’Oréal a ainsi investi
des millions en créant une unité de production à
Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif
américain a exprimé sa satisfaction de voir
l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’Etat
d’Israël ».
ESTÉE LAUDER – Marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger Outre ses investissements, le directeur est le président
d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds
National juif.
DELTA GALIL – Cette entreprise
israélienne est spécialisée dans la sous-traitance
de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De
nombreux sous-vêtements de marques étrangères
proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le
cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss,
Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.
LEVI STRAUSS JEANS ET CELIO ( magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes) Ces entreprises fort bien implantées en France financent les
nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles
des religieux extrémistes dans le monde.
TIMBERLAND (Vêtements,
chaussures, chaussettes) – Tout comme son homologue Ronald
Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du
lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la
communauté juive US à se rendre en Israël mais
également d’envoyer des soldats israéliens pour
mener la propagande pro-israélienne aux USA.
DISNEYLAND – L’entreprise
Disney n’a rien d’idyllique et contribue par son soutien
à Israël à semer la mort en Palestine. Elle approuve
ainsi tacitement l’occupation illégale de
Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une
exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël,
cela en violation des résolutions internationales de l’ONU. NOKIA – Le géant finlandais de la téléphonie
commerce activement avec l’Etat d’Israël. Dans une
interview au Jérusalem Post, le manager du groupe
déclarait : qu’ Israël faisait partie des
priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a
ainsi vu le jour en Israël.
MC DONALD’S – Entreprise
emblématique de l’impérialisme culturel US, la
célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un
soutien non négligeable à l’Etat israélien.
McDonald’s dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie
près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel
de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux
partenaires de l’organisation sioniste «Jewish Community
» basée à Chicago. Cette organisation travaille en
effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et
diplomatique apportée par les USA à Israël.
CATERPILLAR (Equipement pour
bâtiment mais également, vêtements, chaussures)
– Une large campagne doit être menée en France pour
dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux
destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants.
C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine
juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat
israélien en 2003.
La chaîne hôtelière
ACCORHOTEL (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) – Cette
chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et
récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires
syriens occupés, dans le Golan.
Les chaînes alimentaires
présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza,
Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King
Autres produits : Cigarettes Morris
(dont Marlboro), Produits Kimberly-Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies),
SanDisk (informatique), Toys RUs (jouets)