Tariq Ramadan : Le débat au Forum de Graulhet fait salle comble. Une conférence qui avait crée la polémique avant même la venue de Tariq Ramadan ( à lire : Tariq Ramadan dans la ville de l' auteur de la loi de séparation de l' Eglise et de l' Etat )
Ni prêche, ni sermon, le débat entre Pierre Tournemire et Tariq Ramadan organisé par le conseil municipal des jeunes hier soir à Graulhet s’est déroulé dans une ambiance plutôt décontractée devant près d’un millier de personnes. Passée l’entrée sécurisée, c’est un public de toutes origines et de tous âges qui s’est rendu au Forum pour entendre les deux intellectuels débattre de l’Islam et la Laïcité.
Pendant ce temps, à la fois proches et loin de ces questions, à l’extérieur de la salle, enfants insouciants et adolescents profitaient de la douceur d’une soirée tout estivale.
En préambule, les orateurs sont revenus sur la polémique née de la tenue de ce débat. « La diversité de la salle montre que c’est une bonne chose. On est là au cœur de ce que devrait être la laïcité » a estimé Pierre Tournemire, secrétaire général adjoint à la Ligue de l’enseignement qui a souligné que Bernard Carayon dans sans lettre adressée aux maires du département commettait deux erreurs : « Il s’agit de la séparation des Eglises et de l’Etat non de l’Eglise et de l’Etat et elle s’est faite contre l’avis du Tarnais Émile Combes ». Tariq Ramadan s’est simplement déclaré « triste qu’on puisse vouloir interdire à quelqu’un de s’exprimer. C’est ne rien avoir compris au siècle des Lumières et à la République ».
Dissiper les malentendus Entré dans le vif du sujet, ce sont des questions concrètes, sans tabou, qui ont été abordées pour « dissiper des malentendus ». Sans détour les questions suivent : les dispenses de certains cours, le fait d’être soigné par une personne du même sexe à l’hôpital, ou les horaires aménagés dans les piscines. Pour Tariq Ramadan, force doit rester à la loi dans un pays où s’exerce la liberté de culte comme la France. « Hélas lorsque les musulmans demandent les mêmes droits (ndlr que d’autres communautés religieuses) on a l’impression qu’ils demandent des droits spéciaux » souligne-t-il.
LaDépêche
Article du 25/05/2010 / 12:45:45
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