Le
collectif Cheikh Yassine organisé un sitting ( acte
de présence pacifique ) devant le siège de TF1 ,lors du
premier journal télévisé d'Europe, afin de
dénoncer l'interview et la présence de Benyamin
Nétanyahou ce jeudi 25 juin à partir de 19h (
Métro porte de saint-Cloud Métro9 )
Voici l'article du Colllectif C.Y
Dans son
discours où il faisait semblant d'accepter un Etat palestinien,
Benjamin Netanyahu disait : "Nous n'avons pas l'intention de construire
de nouvelles colonies, mais il est nécessaire de permettre aux
habitants de vivre une vie normale."
Il reprenait ainsi la
thèse israélienne selon laquelle l'agrandissement des
colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est
justifié par la "croissance naturelle" des colonies.
Les statistiques prouvent que c'est (évidemment) faux.
Les
chiffres du Bureau central des statistiques israélien montrent
qu'en 2007, 36% de l'ensemble des nouveaux colons venaient
d'Israël ou de l'étranger. Des données plus
récentes ne sont pas encore disponibles, mais il y a peu de
raisons de penser que les choses ont changé, souligne Hagit
Ofran, un spécialiste du dossier auprès de l'organisation
La Paix maintenant.
Et il s'agit d'une tendance lourde. Chaque
année entre 1999 et 2007, ce flux migratoire a
représenté entre un tiers et la moitié de la
croissance du nombre de colons. La seule exception a été
2005, mais les chiffres pour cette année-là ont
été faussés par l'évacuation des 8.500
colons israéliens de la bande de Gaza.
Entre 2006 et
2008, Israël a achevé la construction de 5.503 appartements
en Cisjordanie et en a mis en chantier 5.125 autres, selon le Bureau
des statistiques. En vertu de la feuille de route pour la paix au
Proche-Orient de 2003, Israël s'était engagé
à geler les activités de construction dans les colonies,
y compris celles liées à la croissance naturelle. Mais
sur le terrain, les constructions se sont poursuivies.
(d'après l'Associated Press) PREMIERES REACTIONS ICI
Netanyahu à Paris : Sarkozy et les colonisations
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Elysée le 24 juin 2009
© AFP/GERARD CERLES
Nicolas
Sarkozy a exiigé de Benjamin Netanyahu, en visite mercredi
à Paris, un "gel total" des colonies en Cisjordanie
Ajoutant
sa voix ainsi aux propos du président américain Barack
Obama tenus au Premier ministre israélien, le président
français s'est vu refuser une fin de non recevoir.
Nicolas
Sarkozy "a appelé Israël à prendre, sans attendre,
toutes les mesures possibles pour encourager la confiance" avec les
Palestiniens.
Le président français a
appelé Israël à prendre, sans attendre, toutes les
mesures possibles pour encourager la confiance" avec les Palestiniens,
"à commencer par le gel total des activités de
colonisation", a indiqué la présidence dans un
communiqué publié après une entretien de plus
d'une heure entre les deux hommes, au Palais de l'Elysée.
Il
s'agit de la première tournée européenne de
Benjamin Netanyahu , depuis son retour au pouvoir en avril, et sa
première prise de contact avec les autorités
françaises, qui ont toujours l'ambition de peser sur le
processus de paix.
"Ce n'est pas nouveau, c'est un rappel de
position qu'il (Nicolas Sarkozy) a déjà prise dans le
passé", a-t-il déclaré aux journalistes. Et le
Premier ministre israélien de camper sur ses positions: "Nous
nous sommes engagés - et je le répète ici -
à ne pas construire de nouvelles colonies et à ne pas
essayer de grappiller plus de terres pour la construction de telles
colonies", a-t-il répété. "Mais les
Israéliens qui vivent dans ces colonies ont besoin de vivre
décemment", a-t-il ajouté.
Rencontre avec l'émisaire US ajournée
L'annulation
au dernier moment d'une rencontre prévue à Paris jeudi
entre M. Netanyahu et l'émissaire américain pour le
Proche-Orient George Mitchell laissait entrevoir une tension accrue
entre les deux alliés autour de cette question centrale de la
colonisation.
D'après le quotidien israélien
Yediot Aharonot, c'est Washington qui a pris cette décision, en
signe de mécontentement.
"Le Premier ministre
espère trouver un terrain commun avec les Etats-Unis sur la
question des colonies, c'est pourquoi il a estimé qu'un examen
supplémentaire des données était
nécessaire", a affirmé, de son côté,
mercredi un haut responsable de la délégation de M.
Netanyahu.
Selon lui, ce dernier a décidé
d'envoyer le ministre de la Défense Ehud Barak à
Washington "car il est très impliqué dans le dossier des
colonies". "Une fois ce travail effectué, le Premier ministre
rencontrera M. Mitchell", a-t-il dit.
Sarkozy : la sécurité d'Israël prime
Par
ailleurs, M. Sarkozy a tenu à "rappeler" que "la France ne
transigera jamais sur la sécurité d'Israël" et "a de
nouveau marqué clairement que la perspective d'un Iran
nucléaire est inacceptable".
le Premier ministre
israélien avait déjà largement discuté de
ce dossier la veille avec Silvio Berlusconi, chef du gouvernement d'un
pays qui est l'un des premiers partenaires européens de l'Iran.
Ce dernier s'est rallié à la plupart des vues du Premier
ministre de l'Etat hébreu sur les questions palestiniennes et
iraniennes.
"La principale menace est le comportement agressif
de l'Iran qui réprime son propre peuple", a
déclaré à Rome M. Netanyahu, qui a salué
mercredi à Paris le courage du peuple iranien pour s'opposer aux
autorités.
Benjamin Netanyahu devait rencontrer en fin de
journée les représentants de la communauté juive
de France, la plus importante d'Europe, et jeudi le Premier ministre
François Fillon, avant de regagner Israël.
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