Le cimetière s¨ouvre au carré musulman Les rapatriements de corps disparaissent progressivement

Peu à peu, les cimetières s’ouvrent
aux autres cultes. Ils accueillent de plus en plus souvent des
carrés musulmans. Une démarche plus ou moins comprise
dans les communes. En cas de problème, la préfecture est
prête à jouer un rôle de médiation.
L’espace est souvent discret. Sans limite
visible. Seules ses sépultures, aux plaques tombales
surmontées d’une pointe en forme d’as de pique, le
distinguent des autres. Le carré musulman s’implante peu
à peu dans les cimetières de l’agglomération
caennaise. « On en a à Colombelles, Ifs,
Hérouville et Caen », confirme Khalid Mounir,
secrétaire général de
l’« Association islamique et culturelle du
Calvados », également président du conseil
régional du culte musulman (CRCM).
Caen, où le carré du cimetière du
parc du Chemin-Vert supplée les 60 m 2 de celui de Clemenceau,
complet. « Nous venons d’y enterrer un premier
défunt musulman il y a un peu plus d’un mois. »
Selon les rites propres à l’Islam.
« Rite mortuaire »
Quelles sont ces particularités ?
« L’orientation de la tombe : elle doit
être à la perpendiculaire de la direction de la
Mecque. » Les musulmans respectent également
« le nécessaire rite mortuaire ».
Après les premiers carrés,
implantés à Caen et Hérouville, les musulmans ont
cherché à ouvrir d’autres sites.
« Là où l’on a des membres de la
communauté musulmane, précise Khalid Mounir. Avant, les
familles rapatriaient systématiquement les corps. Mais ça
change : de plus en plus d’enterrements sont
réalisés en France. Y compris pour des musulmans
pratiquants de la première génération
d’immigration. »
Les familles vivent leur foi sur leur terre
d’adoption. « Signe de citoyenneté, les enfants
ont compris que leur vie est là. La sédentarisation des
morts apporte un signe fort. »
Des demandes pour ouvrir des carrés musulmans
ont été formulées, un peu partout, dans
l’agglomération mais aussi dans la région.
« Les musulmans doivent aller voir les maires »,
recommande le président du CRCM.
En parallèle, l’organisation formule des
requêtes aux édiles. Avec plus ou moins de
compréhension. « On a envoyé une soixantaine
de courriers aux maires de la région. Certains ont
répondu positivement. D’autres veulent avoir des
renseignements complémentaires. Une partie des élus a
refusé sèchement, en utilisant des arguments bizarres,
comme celui de la laïcité par exemple. Enfin, les derniers
n’ont pas répondu. »
Or, cette démarche est soutenue par
l’État, qui a rédigé une circulaire en ce
sens. De même, les préfectures jouent un rôle de
médiation dans le cadre d’une double compétence.
« Nous veillons à assurer le respect des convictions
religieuses de chacun, sans prosélytisme, assure Alain Gueydan,
directeur de cabinet du préfet. Nous jouons aussi un rôle
de conseil auprès des collectivités locales en
matière de réglementation. » Pas inutile pour
renouer un dialogue parfois difficile. Article du /
Commentaires(1)
mounir devrait revoir ses priorités a savoir arreter de precher le shirk. je ne critique pas le bien qu'il fait mais s'il fait un bien en étant taghout ça ne lui servira pas à grand chose.
par : jafar (16/04/2010 à 18:48:21) ------------------------------------------------------
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