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Mythes et mensonges sur l'islamdefrance.fr
Mythes et mensonges

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Salat Janaza

 

 


Nakba 2010 : Les divers mouvements palestiniens se sont affiché ensemble.

Les divers mouvements palestiniens ont affiché samedi leur volonté d’unité à l’occasion de la commémoration de la "Nakba" (catastrophe), l’exode des Palestiniens ayant accompagné la création d’Israël le 15 mai 1948 et la guerre israélo-arabe qui a suivi.

Cette année, les cérémonies interviennent alors qu’Israéliens et Palestiniens viennent de se lancer, sans grandes illusions, dans des négociations de paix indirectes sous l’égide des États-Unis.

À Gaza, près de 4 000 manifestants ont défilé depuis le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) jusqu’à la représentation des Nations unies, à l’appel de l’ensemble des mouvements palestiniens, notamment le Fateh du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas.

Les deux mouvements sont à couteaux tirés depuis que les islamistes se sont emparés de Gaza en juin 2007, mais ont voulu afficher leur entente sur le droit au retour des réfugiés palestiniens. "Le droit au retour est sacré", a affirmé Ismaïl Radouane, un dirigeant du Hamas, lors d’une conférence de presse devant les locaux de l’ONU.

Plus de 760 000 Palestiniens ont été poussés à l’exode par l’avancée des forces juives ou chassés de chez eux il y a 62 ans. Aujourd’hui, l’ONU estime à quelque 4,7 millions le nombre de ces réfugiés avec leurs descendants.

La résolution 194 de l’ONU, adoptée le 11 décembre 1948 et renouvelée chaque année, stipule que "les réfugiés qui désirent rentrer dans leurs foyers et vivre en paix avec leurs voisins devraient y être autorisés le plus vite possible".

Tous les gouvernements israéliens se sont opposés au droit au retour, faisant valoir qu’un afflux massif de réfugiés palestiniens ferait perdre à Israël son caractère d’État juif.

Les manifestants ont remis à l’ONU une lettre signée de tous les mouvements demandant au secrétaire général de l’organisation Ban Ki-moon "de s’activer le plus possible pour lever l’injustice contre le peuple palestinien", selon Zakaria al-Agha, un haut responsable du Fateh.

Les habitants de Cisjordanie occupée ont pour leur part observé une minute de silence alors que des sirènes retentissaient à travers le territoire.

- À Jérusalem-Est (annexée), trois cents Arabes israéliens ont manifesté contre la colonisation dans le quartier de Cheikh Jarrah à l’appel du parti Balad. La veille, la police avait dispersé de force une manifestation judéo-arabe contre la colonisation dans ce quartier procédant à une trentaine d’interpellations.

- À Hébron (sud de la Cisjordanie), deux cents Palestiniens et des pacifistes israéliens ont manifesté contre la colonisation, dans la partie sous contrôle israélien, se heurtant sporadiquement à des soldats et des colons.

- Près de Naplouse (nord de la Cisjordanie), deux Palestiniens ont été légèrement blessés par des tirs de balles caoutchoutées de l’armée israélienne contre 200 manifestants qui protestaient contre la colonisation.

Dès vendredi, des manifestations rassemblant des milliers de personnes se sont tenues à Gaza. Elles se poursuivront en Cisjordanie, où un rassemblement est prévu lundi devant la tombe de Yasser Arafat, le leader historique du mouvement national palestinien.

Signe des tensions persistantes, un adolescent palestinien a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi en Cisjordanie par des tirs de colons israéliens dont la voiture avait été attaquée à coups de pierres. Le lendemain, dans le même secteur, situé près de la colonie juive d’Ofra, deux Israéliens ont été blessés par des tirs palestiniens alors qu’ils circulaient en voiture.

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/657357

Nakba : Hezbollah appelle à maintenir la cause palestinienne vivante

 

Trad.G.Houbballah

15/05/2010

Le Hezbollah a appelé dans un communiqué rendu publique ce samedi, tous les peuples arabes à maintenir la question palestinienne vivante dans les cœurs de toutes les générations et à travers le soutien continuel de la résistance, car c’est le seul espoir pour libérer les terres et restaurer la dignité que les sionistes continuent de violer jusqu’à ce jour !

Le texte poursuit : « A l’occasion de l’anniversaire de la Nakba en Palestine, la nation traverse une phase critique et l’ennemi travaille pour détourner les peuples islamiques de la véritable cause : l’occupation israélienne de la terre de Palestine et la création d’une entité usurpatrice sans aucun droit, qui tue les familles palestiniennes, les déplace et leur confisque leurs terres voire elle tente d’éliminer leur histoire, leur présent et à leur avenir ».

« Comme chaque année, l’anniversaire de la nakba est commémoré des conditions plus dangereuses, parce que l’ennemi s’approche plus d’atteindre son objectif ultime à savoir la suppression de la cause palestinienne du Dictionnaire de la politique, en soulevant diverses questions pour de détourner les peuples arabes et islamiques de cette question fondamentale ».

« Sauf que ce que pense l’ennemi israélien être une réussite que d’écarter la question palestinienne de l’équation en l’introduisant dans des négociations stériles sans fin, est une illusion vécue par les dirigeants de l’ennemi, car cette cause reste dans le cœur du peuple palestinien et dans le cœur des peuples arabes et islamiques, qui croient que la Palestine est une cause qui ne peut pas être abandonnée par la renonciation »...

« Les années passées ont prouvé l’échec de tous les compromis qui ont été utilisés pour récupérer un seul pouce de la terre de Palestine, ces compromis ont permis à l’ennemi de donner à l’adversaire l’occasion une fois de plus d’intensifier la colonisation dans les territoires occupés, et de couvrir ses tentatives de destruction des lieux saints dans les territoires palestiniens, en particulier les Mosquée Al-Aqsa ».

« En revanche, ces dernières années ont prouvé que récupérer la terre occupée sans restriction ni condition et sans soumission à l’ennemi ne se réalise que par la résistance et les sacrifices, en est témoin la nation qui a la tête haute grâce à la libération de la plupart des territoires libanais occupés et à la résistance de la bande de Gaza, obligeant les forces de l’ennemi à se retirer et à lui infliger des pertes énormes dans ses rangs »… !

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx ?id=137719&language=fr

Yom Haatsmaout/Nakba : Bonheur des uns, malheur des autres ?

Ecrit par Charlotte Ayache

14/05/2010

(article initialement réalisé dans le cadre d’un stage au Jerusalem Post, mais refusé par la rédaction)

Pour certains « indépendance » et « liberté », pour d’autres Nakba, ou symbole d’ « un rêve qui ne s’est jamais réalisé ». Yom Haatsmaout, la fête de l’indépendance d’Israël, ne fait pas l’unanimité.

14 mai 1948, proclamation de l’État Hébreu. En Israël, Yom Haatsmaout est célébré selon le calendrier hébraïque, ce qui cette année correspondait au 20 avril.

19 avril, Jérusalem-Ouest, Israël. Dans les rues, on ne compte plus les petits drapeaux blanc et bleu, le soleil brille et les barbecues se préparent. Au marché Mahane Yehuda, on fait ses emplettes : « On va bien boire et bien manger » m’assure Yaacov qui accompagne sa femme au marché. Yaacov est un rescapé des camps de concentration, Yom Haatsmaout représente « beaucoup » pour lui. « Je sais ce que représente d’avoir un pays, je sais ce que représente d’avoir un endroit où on ne viendra pas m’arracher en bas de chez moi » explique-t-il. C’est sans doute le sens originel de cette célébration. Mais, si les festivités réunissent beaucoup de monde, les motivations sont variables. La commémoration elle-même ne fait pas l’unanimité : « Ce que représente Yom Haatsmaout ? Pour moi ? Rien du tout ! » m’assure un Israélien à la sortie du marché. À Mahane Yehuda, les sentiments sont partagés.

Il y a les patriotes comme Dany, Eran, David, Ilan, Michal, Shlomo, Yaacov ou Batia. Les gens pour qui Yom Haatsmaout représente « la liberté », « l’indépendance », « la naissance de l’État ». « Je suis Juif, je suis Israélien, pour moi Yom Haatsmaout c’est l’État d’Israël » affirme David, 50 ans, avec fierté et enthousiasme. Je lui demande s’il a un souvenir particulier à faire partager, ce à quoi il répond : « Oui, sans aucun doute, c’est l’année où j’ai perdu ma jambe à la guerre du Liban. » Tous ont des expériences très différentes à nous conter. Dany affirme avoir vu enfant l’indépendance d’Israël à la télévision. « Quand j’étais enfant, nous dansions dans la rue pour Yom Haatsmaout » raconte Yaacov. « Le Yom Haatsmaout qui m’a le plus marqué c’est celui de ma première année en Israël, » explique Michal, arrivé de France il y a trois ans, « c’était à Jérusalem, et pour les 60 ans, il y avait une cérémonie sur les murs de la muraille. Il y avait des projections de tous les débuts de l’histoire d’Israël. C’était magnifique. »

« Il faut bien comprendre que Yom Haatsmaout n’est pas un jour d’indépendance de plus au sein des nations » explique Yaacov. « Après la Shoah, l’indépendance d’Israël représente l’acquisition d’une maison pour le peuple juif. » « Ce soir, nous allons faire un barbecue, quelque chose d’oriental, car Israël est un pays du Moyen-Orient. » ajoute-il. Batia renchérit : « Et nous n’écouterons que de la musique israélienne. Cette fête est exclusivement israélienne, pas internationale. » Pour Batia, « Yom Haatsmaout c’est le moment où tout les Israéliens se retrouvent. Peu importe si on est religieux ou non. On est tous ensemble, un peu comme c’était avant. »

Il y a une jeunesse pour qui Yom Haatsmaout représente avant tout un moment de fête et de vacances. Pour Sharna, 17 ans, Yom Haatsmaout représente un « jour de gaieté ». Pour elle, c’est avant tout « des vacances », « où on fait la fête avec toute la famille et les amis. » Noam et Gatat qui ont un peu plus d’une vingtaine d’années m’expliquent : « C’est un jour de bonheur, on est très heureux d’avoir ce pays et on espère que ça va aller mieux. » Noam ajoute « Chaque année, ma mère fait des falafels, et beaucoup de gens viennent à la maison. Pour moi c’est ça Yom Haatsmaout. »

Et puis il y a la jeunesse désabusée. Arnon, qui doit avoir 25 ans, m’explique. « Pour moi Yom Haatsmaout c’est le symbole d’un rêve qui ne s’est jamais réalisé. » Son amie Efrat, ajoute : « J’ai une position ambivalente. D’un côté, je vis ici, c’est chez moi. Ça représente quelque chose d’important pour moi. En général, je ne suis pas sûre que ce soit si important qu’une nation ait un État. Peut être qu’il en fallait un pour le peuple juif. Mais je ne partage pas tout le pathos qui va avec la fête. Je ne me sens pas vraiment patriote. Il y a toujours quelque chose de violent dans le concept de nation. » « Quand on était petit, c’était quelque chose d’important, mais on ne comprenait pas vraiment de quoi il s’agissait. On allait dans un kibboutz avec ma famille » raconte Arnon. « Mais ce soir, je ne ferais rien de spécial. » « Moi je ferais peut-être quelque chose » annonce Efrat. « C’est vrai que c’est très animé dans la rue, et puis j’adore les feux d’artifice ... »

Feux d’artifice et flonflons, Israël n’a pas beaucoup dormi la nuit du 19. Heureusement, le 20 est un jour chômé partout dans le pays. Ou presque.

20 avril, Porte de Damas, quartier musulman de la Vieille ville de Jérusalem. Je n’ai pas réussi à interroger une seule personne sur ses (res ?)sentiments quant à l’événement. « Vous n’êtes pas au bon endroit, c’est là-bas qu’on fête l’indépendance » m’indique un homme en pointant du doigt le chemin vers la mairie. « Je n’ai rien à vous dire, » déclare une femme, « regardez autours de vous, et tirez des conclusions. Il n’y a rien de spécial aujourd’hui. » En effet, autour de moi, le boulanger boulange et le marchand marchande. Rien de spécial, ni célébration, ni protestation.

Toujours le 20 avril, Ramallah, Cisjordanie. Les étudiants et les professeurs de l’Académie d’art ont réagi d’une toute autre manière. « Welcome, welcome Charlotte, qu’est-ce qu’on peut faire pour t’aider ? » « Une interview ? Mais avec plaisir ! Du moment que tu n’es pas du Mossad ... ».

C’est ainsi, tranquillement installée dans les canapés de la très « cosy » Académie d’art que j’ai pu m’entretenir avec Ayed, Razan, Osama et Hamadan sur le jour de la création d’Israël, ce qu’ils appellent la Nakba, « catastrophe » en Arabe.

Ayed a 27 ans. C’est un « réfugié ». « La Nakba c’est quelque chose d’autant plus fort pour les réfugiés, quelque chose qu’on ne peut pas oublier. » m’explique-t-il. « Mais, la date n’a plus vraiment d’importance, c’est quelque chose dont on parle tous les jours. » « Avant, on organisait des protestations spéciales pour le jour de la Nakba, puis ça a été interdit par Israël. Les organisations continuent à organiser des manifestations. Ces cinq dernières années, j’y ai participé. Pas cette année. Je me suis rendu compte que ça ne mène à rien, ce n’est que du business. Ce que veulent les organisations c’est de la visibilité pour obtenir plus d’argent. Je crois que les mouvements de protestation se sont transformés depuis la deuxième Intifada. Avant, les réfugiés participaient tous aux protestations. Moi, je n’y crois plus du tout parce que c’est l’initiative des organisations, pas du peuple. Le droit au retour, ce n’est pas quelque chose de collectif. C’est personnel. C’est mon droit droit personnel, c’est le droit de tous les réfugiés en tant qu’individu. Parfois, cette situation me dégoute, vraiment. »

Razan a 21 ans. Elle vit à Jérusalem et étudie à Ramallah. « Ce que le jour de l’indépendance d’Israël représente pour moi ? Comme tu as pu le voir ce n’est pas un jour de fête pour nous, les Arabes et les Palestiniens travaillent normalement. Pour moi c’est juste un mauvais jour, c’est pire que d’habitude. J’ai vu les soldats dans leur jeep, ils y avaient mis un drapeau israélien et ils souriaient, il souriaient. C’est vraiment un tableau affreux. Je dis ça, c’est ce que j’ai ressenti. Mais je sais très bien que les choses ne sont pas tranchées. Je sais qu’il y a beaucoup d’Israéliens très bien et beaucoup d’Israéliens très mauvais, tout comme les Palestiniens. Après tout, nous sommes tous des êtres humains »

Osama a 27 ans. La Nakba lui a inspiré tout une série de dessins anti-israéliens. « C’est un jour heureux pour eux, et un jour très triste pour nous. Je ne peux pas supporter que ce soit un jour de fête en Israël. Moi, je ne participe à rien de spécial pour la Nakba. J’ai juste regardé les infos. J’ai dessiné aussi. Tu sais, nous n’avons aucun problème avec les Juifs. Je crois au Judaïsme, au Christianisme et à l’Islam. Par contre, j’ai un problème avec les organisations sionistes. »

Hamadan a 39 ans. « Bien sûr que ça représente quelque chose de très fort pour moi. L’État d’Israël a été créé sur notre terre. À chaque fois qu’ils fêtent l’État d’Israël, ils font quelque chose contre nous. Cette années, ils ont fermé la route entre Ramallah et Naplouse. Pourtant ce n’est pas Israël. C’est une route majeure pour nous. Moi j’habite à côté de Naplouse et je travaille à Ramallah, je n’ai pas pu rentrer chez moi. Ils ont mis des drapeaux israéliens partout sur la route. Tous les ans, les colons qui vivent en Cisjordanie font des problèmes. Ils brûlent des voitures, ils tagent les mosquées, ils coupent des arbres. Quand nos fermiers veulent récolter le blé, ils le brûlent. Cette période de l’année rend ma vie plus difficile. » « Quand j’étais petit, on protestait beaucoup pour la Nakba. Maintenant on a oublié. Nos protestations sont de moins en moins virulentes. C’est parce qu’on est trop occupé à s’occuper de nos vies, on a révisé nos priorités. »

À tous je pose la même question : « Hier, j’ai fait une série d’interviews similaire avec des Juifs israéliens. J’ai rencontré un survivant des camps de concentration qui m’a expliqué à quel point c’était important pour lui d’avoir trouvé une maison, un endroit où personne ne viendra l’arracher de chez lui. Comment réagissez-vous par rapport à ça ? » Tous ont des réponses similaires :

« Il m’a mis à sa place » affirme Ayed. « Je pense qu’il est arrivé la même chose aux Palestiniens avec les Israéliens, et aux Juifs avec les Allemands » déclare Razan. « Ils n’avaient pas de pays. Pour lui c’est un droit, pour nous, c’est la Nakba. En 1891, ils ne savaient même pas où ils voulaient faire l’État juif, et maintenant, petit à petit, ils veulent contrôler toute la zone. » explique Hamadan. Osama ajoute : « Cet homme a trouvé une maison ? En fait, ce n’est pas sa maison, mais celle de mon grand-père. Le problème c’est qu’ils n’ont rien ’trouvé’, ils ont pris. Ce qui s’est passé avec les Juifs en Allemagne, c’est exactement ce qui nous arrive ».

Nakba se traduit en hébreu par shoah. Un parallèle douteux, mais très populaire chez les Palestiniens. Entre le sérieux et la plaisanterie, le jeune Nadeem, responsable de la formation dans un hôtel de Jéricho, affirme : « Nous sommes les nouveaux Juifs ». Plus positif que la moyenne il ajoute : « Je ne suis pas en colère contre les jeunes Israéliens. La nouvelle génération est née ici, ils sont chez eux et souffrent aussi de la situation. Maintenant, plus le temps passe, plus je me dis qu’on devrait être capable de vivre ensemble. ».

Source : Charlotte Ayache

http://french.pnn.ps/index.php ?option=com_content&task=view&id=4803&Itemid=1

Article du 16/05/2010 / 13:14:59


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