Le chantier de la mosquée à la merci des fidèles Le chantier de la mosquée à la merci des fidèles
Hassan
Safoui, président de l'association islamique et culturelle du
Calvados et Pierre Ageron, conférencier à l'office de
tourisme ont accueilli une quinzaine de visiteurs sur le chantier de la
mosquée.
Le chantier de la mosquée d'Hérouville a
été ouvert aux visites de l'office de tourisme par
l'association islamique et culturelle du Calvados. Suivez les guides,
Hassan Safoui et Pierre Ageron.
Questions-réponses
A quand remonte le premier projet de mosquée ?
De
1985 à 1997, les musulmans d'Hérouville se sont
réunis dans une cave du quartier des Belles Portes quand la
Ville a mis à disposition de l'association islamique et
culturelle du Calvados (AICC) une ancienne imprimerie. Un projet de
mosquée sans minaret à la Grande Delle, avait
été lancé en 1994. Mais un problème
lié aux places du parking avait conduit à l'annulation du
permis de construire cinq ans plus tard. « Pourtant, note Hassan Safoui, président de l'AICC, on connaît tous des théâtres ou des cinémas qui n'ont pas beaucoup de parking... »
Un nouveau projet a été lancé en 2003
L'AICC a acheté un terrain de 5 450 m2 dans le quartier du Bois. Avec l'aide d'un architecte rouennais,
l'association a monté un projet de mosquée et de centre
culturel. « La mosquée aura un minaret de 14 m et sera d'inspiration maghrébine, explique Pierre Ageron, conférencier à l'office de tourisme et bon connaisseur du monde arabe. Mais une bonne intégration dans le paysage local a aussi été pensée. »
Comment est financé ce chantier ?
Au
départ d'un montant de 500 000 €, le budget a
dépassé le million. Presque entièrement
financé par les fidèles, le chantier avance au fur et
à mesure des collectes faites auprès des fidèles
de Normandie et d'autres régions au moment du Ramadan.
135 000 € ont été collectés en 2007
et 100 000 € en 2008.
Quand se termineront les travaux lancés en 2006 ?
2011,
2012, plus tard ? Nul ne peut le dire. Tout dépendra des
dons. Lorsqu'une église est construite, le clergé
catholique procède de la même façon « avec ce qu'on appelle les chantiers du cardinal »,
précise Pierre Ageron. Une chose est sûre, le centre
culturel ne verra pas le jour, lui, avant plusieurs années.
Le chantier a-t-il subi des contraintes ?
Ni
plus ni moins qu'un autre projet d'envergure destiné à
recevoir du public. L'AICC a dû composer avec l'aspect religieux
et une bonne intégration dans le paysage. « On ne construit pas une usine, lance Hassan Safoui, mais il a aussi fallu penser à bien intégrer la mosquée dans le paysage hérouvillais. »
Là, le problème de parking ne s'est pas posé.
A qui s'adresse la mosquée qui pourra accueillir de 800 à 1 000 personnes ?
Nous
voulons en faire un élément du patrimoine local ouvert
sur l'extérieur et à tous. Il y aura bien sûr la
prière. Le sermon du vendredi se fera en arabe et en
français. Ce sera aussi un lieu de vie et de rencontre avec une
cafétéria et une bibliothèque. Comme l'AICC le
fait déjà dans sa mosquée provisoire, les non
musulmans pourront bien sûr visiter l'édifice et seront
accueillis à l'occasion de rencontres, de conférences
mais aussi pour les fêtes religieuses.
Y a-t-il une mosquée semblable dans la région ?
Une mosquée de cette importance, construite par une association franco-turque, existe à Flers (Orne). « Mais avec un minaret comme celui-là, note Hassan Safoui, c'est la seule en Basse-Normandie. » Article du /
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