Un an déjà Gaza se souvient, Gaza étouffe, Gaza patiente ...
Fin décembre 2008, fin décembre 2009,un an déjà … Je ne vais pas revenir dans cet article sur les 3 semaines terribles
vécues par la population civile de la bande de Gaza lors
de l’agression israélienne contre une région
innocente, contre une prison à ciel ouvert, contre un
territoire isolé, emmuré, une population enfermée,
sans possibilité de fuir ...
Chacun est libre de qualifier et de décrire avec ses mots ces
horribles événements de Gaza : guerre, agression,
pilonnages, massacres, crimes de guerre, attaques sanglantes voire des
attaques barbares … Les seuls mots pour moi sont, massacres et
crimes commis par la cinquième puissance militaire dans le
monde contre un million et demi de civils, contre des femmes et
des enfants et des vieillards sans défense , contre la
totalité des infrastructures de la bande de Gaza, et ce , dans
le plus profond mépris des condamnations internationales . C’est très difficile pour moi , Gazaoui, de décrire
la situation actuelle dans la bande de Gaza un an après la fin
de l’agression israélienne, car je pourrai écrire
des pages et des pages, voire des livres, pour évoquer
seulement une partie de la souffrance, de la douleur et des
sacrifices de ses habitants toujours isolés, enfermés par
le blocus, et abandonnés à leur sort au vu et au su du
monde dit libre.
Les mots et les expressions
m’échappent pour parler de toute une population : femmes,
jeunes, enfants, personnes âgées, patients,
chômeurs, malades, blessés, invalides, tous ceux qui
ont perdu pendant ce déferlement de massacres et de
destructions, leurs maisons, leurs biens et surtout leurs proches, et
qui , néanmoins, continuent de résister sur leur
terre dans des conditions inhumaines , difficilement imaginables pour
quelqu’un de l’extérieur.
Je ne sais pas de quel Gaza je vais parler : Gaza le blocus ? Gaza
l’isolement ? Gaza la résistance ? Gaza la vie ? Gaza la
souffrance ? Gaza la détermination ? Gaza la prison ? Gaza la
mort lente ? Gaza la tristesse ? Gaza l’obscurité ? Gaza
l’opprimée ? Gaza l’étouffement ? Gaza
l’impuissance ? Gaza le malheur ? ou Gaza
l’espoir ?
Un an déjà… Gaza fin décembre 2009 : Un an
après ces événements les Gazaouis se rappellent-
Comment pourraient –ils oublier ? Ils se souviennent de ces 20
jours de carnages jamais égalés depuis
l’occupation israélienne en 48 . Ils se souviennent
d’abord de plus de leurs martyrs , plus de 1400 tombés
sous les bombes de l’aviation israélienne ou les balles
des soldats : ils se souviennent des maisons , plus de 6000
, des hôpitaux, des écoles ;des refuges pour la
population, détruits par les bombardements indiscriminés
des Israéliens ; ils se souviennent de la
passivité complice de la communauté internationale
pendant ces massacres .
Dans le monde des humains au XXIème siècle, comment cela est-il possible ?
Un an déjà, et rien n’a changé à Gaza
… Le blocus inhumain imposé depuis plus de 3 ans resserre
toujours son étau, de façon encore plus inhumaine dans la
situation actuelle des Gazaouis ; les passages qui relient la bande de
Gaza au monde extérieur sont ouverts au compte-gouttes sur
ordre militaire israélien ; 80% de la population civile
dans la bande de Gaza vit avec des aides alimentaires internationales,
quand elles peuvent passer ; les blessés et les malades
meurent ou attendent la mort parce qu’ il est interdit de
sortir pour aller se faire soigner à l’extérieur et
que leurs hôpitaux manquent d’équipements
adéquats.
Fin décembre 2009, un an déjà et Gaza survit
toujours dans la douleur, Gaza patiente … Gaza attend toujours
le réveil de la conscience mondiale , Gaza continue
d’attendre l’application de la loi internationale, Gaza
continue de souffrir avec seulement sa détermination de
continuer à vivre…de ne pas mourir.. Un an et plus de 10 000 habitants de Gaza vivent toujours dans des
tentes à côté de ruines de leurs maisons car tous
les matériaux de construction sont interdits
d’accès dans la bande de Gaza sur ordre militaire
israélien .
Gaza, fin décembre
2009, espère malgré tout. Ses raisons
d’espérer, comme l’ont été les
puissantes manifestations de soutien partout dans le monde, restent la
mobilisation des sociétés civiles et des
représentants politiques partout dans le monde pour que les
gouvernements et les instances décisionnelles de la
communauté internationale imposent la levé du blocus et
la réouverture des passages, pour qu’enfin les habitants
de la bande de Gaza puissent commencer à restaurer leur
environnement… à panser leurs plaies ; pour
qu’enfin ils puissent espérer commencer à pouvoir
vivre une vie normale dans leur région, dans leurs villes, dans
leurs villages…
Gaza, fin décembre 2009, à la veille de la marche
commémorative internationale : Gaza n‘en peut plus, Gaza
survit au jour le jour, Gaza étouffe, Gaza crie dans le silence
des médias internationaux, Gaza attend… Gaza
espère… espère et demande… Les Palestiniens
de Gaza espèrent et demandent la restauration de leurs droits
fondamentaux, de leur droit à la vie dans le monde, à la
paix par l’application de la justice.
Le chemin de la paix passe par la justice, rien que la justice.
Gaza et les Palestiniens aspirent à la paix dans la liberté et la justice.
Le 27 décembre 2009, un an après les massacres de GAZA des milliers d'internationaux se rendent sur GAZA pour exiger la levée du blocus qui affament plus d'un millions de personnes depuis 3 ans. A Lyon, les associations de soutient à la cause palestinienne se mobilisent pour faire entendre la voix de ces citoyens Exigeons la levée du blocus Demandons à ce que les criminels de guerre israéliens soit punis. Le 27 décembre à 14h30 place des Terreaux Le 30 décembre à 18h place Bellcour Le 2 janvier 2010 à 18h devant l'opéra