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Dîner du CRIF Rhône-Alpes 2009
Parmi les personnalités marquantes qui ont
participé à ce dîner, le cardinal Philippe
Barbarin, archevêque de Lyon et Primat des Gaules, le Grand
Rabbin de la région Rhône-Alpes, Richard Wertenschlag, les
deux maires de Lyon et de Villeurbanne, Gérard Collomb et
Jean-Paul Bret, accompagnés de leurs adjoints, le
général Xavier Bout de Marnhac, gouverneur militaire de
Lyon, Pierre Trotel, premier président de la cour d’appel
de Lyon, et Harry Sullivan consul général des Etats-Unis.
On comptait également dans l’assistance, la
présence des Consuls de Suisse, Pologne, Allemagne et de
Grande-Bretagne.
Pour la
première fois depuis de nombreuses années, aucun des
représentants de la communauté musulmane, pourtant
habitués à prendre part au dîner annuel du CRIF,
n’était présent, la plupart n’ayant pas
répondu aux invitations qui leur avaient été
envoyées. Le Recteur de la mosquée de Lyon, Kamel
Kabtane, et certaines autres personnalités musulmanes qui
avaient tout d’abord indiqué qu’ils viendraient, se
sont par la suite fait excuser.
L’arrivée des invités, aux
alentours de 21 heures, a été perturbée par un
groupe d’une cinquantaine d’individus brandissant des
drapeaux palestiniens, aux cris de : « les juifs,
c’est vous les terroristes » et
« Israël assassins, Sarkozy aussi ». Les
forces de police ont maintenu à bonne distance la manifestation
qui s’est dispersée au bout d’une heure.
Prenant le premier la parole, Marcel Amsellem a
énuméré les principaux actes de violence
antisémite commis ces dernières semaines en France. Il a
exprimé au président du Sénat et aux élus
sa vive inquiétude, rappelant les propos de Nicolas Sarkozy,
invité du dîner en 2003 et alors ministre de
l’intérieur : « Chaque fois qu’un
juif est insulté ou bafoué, parce que juif, c’est
la République dans son ensemble qui est
bafouée ».
« Notre communauté a
généré des amoureux et des militants de la
République », a-t-il poursuivi. « Cette
communauté vit aujourd’hui très douloureusement la
tentative d’une certaine partie de l’opinion,
manipulée par les politiciens populistes, de la placer, tout en
la marginalisant, dos à dos avec ceux qui sifflent la
Marseillaise. Cela nous est insupportable ! »
Richard Prasquier s’est adressé
à son tour au public et au président du Sénat,
dans un discours particulièrement fort, où il a
dénoncé l’indifférence de l’opinion
vis-à-vis des catastrophes humanitaires autres que celles du
proche Orient. Il a fortement critiqué le caractère
tristement sélectif des militants anti-israéliens envers
leurs « frères musulmans martyrs » de
Gaza, alors qu’ils oublient les centaines de milliers de ces
même « frères musulmans »,
massacrés au Darfour.
« Nous souffrons de la mort des
populations civiles innocentes, qui est insupportable et ne peut
être acceptée », a-t-il déclaré.
« Nous sommes très profondément pour
l’existence d’un Etat palestinien, nous sommes très
profondément pour l’existence de la paix au Proche Orient,
et nous sommes très profondément convaincu que
l’obstacle essentiel à la paix et à la coexistence
dans cette région, c’est le Hamas, et que ceux qui
manifestent avec et pour le Hamas manifestent contre la paix, et que
c’est nous qui manifestons pour la paix. »
« Je recommande à ceux qui
n’ont pas lu la charte du Hamas de la lire très
attentivement », a-t-il poursuivi. « Par
exemple, article sept : pour hâter le jugement dernier et la
rédemption, il faut que chaque musulman tue « son
juif ». Pas son israélien. Son Juif.
« …Et chaque arbre dira, il y a un juif
derrière moi, tues-le ! »… Il
n’y a pas de « conflit
intercommunautaire », a ajouté Richard Prasquier.
Vous ne trouverez pas de mosquée sur laquelle des cocktails
Molotov aient été lancés. Ce sont les juifs de ce
pays qui sont atteints, parfois dans leurs bâtiments, parfois
dans leurs corps, mais tous dans leurs cœurs… Je vous le dis, comment voulez-vous que nous parlions à des gens
qui nous traitent de
« génocidaires » ?... Le combat que
nous devons mener ne doit pas intéresser que la population
juive, mais la démocratie tout entière. Il y va du sens
des valeurs que nous voulons inculquer à nos
enfants. »
Marcel Amsallem exprime au lendemain du
dîner sa satisfaction : « Le dîner
s’est bien passé, mais nous ressentons une grande
inquiétude. Nous avons exprimé au président du
Sénat, cette vive inquiétude et l’angoisse qui
étreint les Juifs de France. » Article du /
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