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Une candidate voilée a été autorisée à passer son examen de BTS. Une candidate de confession musulmane peut-elle se présenter voilée à un examen ? La question a été posée au recteur de l’académie de Nancy-Metz par une étudiante de BTS, qui souhaitait conserver son foulard pour un oral de comptabilité.
L’épreuve doit se dérouler ce matin, au lycée Robert-Schuman, à Metz. Dans un courrier quelque peu embarrassé, et dont Le Républicain Lorrain a pu se procurer copie, la secrétaire générale du rectorat indique au proviseur de l’établissement que « Monsieur le recteur » a décidé d’autoriser l’étudiante en question à être interrogée sous son voile. « Après consultation du ministère, et en application de la circulaire relative à la mise en œuvre de la loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les lycées publics, l’autorisation est accordée », écrit la collaboratrice du recteur.
Un règlement particulier s’applique en effet aux étudiants étrangers à un établissement venant y passer un examen ou un concours. Ces derniers sont donc autorisés à être voilés dans un établissement scolaire. « Ce n’est pas pareil qu’un élève venant dans son lycée voilé. On a regardé le règlement avec minutie. Tout est en règle », prévient le rectorat, contacté hier soir.
Les enseignants gênés
La note envoyée aux enseignants du lycée messin précise « toutefois » à l’examinateur les modalités de déroulement de cette épreuve orale : « Cette candidate doit se soumettre aux règles d’organisation de l’examen, qui visent notamment à garantir le respect de l’ordre et de la sécurité, à permettre la vérification de l’identité des candidats ou à prévenir les risques de fraude ». Ainsi, « c oncrètement, l’étudiante devra enlever son voile pour permettre la vérification de son identité ». Dernière précision : « Ce contrôle [d’identité] devra être effectué par un personnel de sexe féminin, dans une salle fermée, à part de la salle de composition ».
Cet impératif est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase auprès des professeurs du lycée. Les enseignantes concernées par l’épreuve de ce matin ont pensé un temps à se faire « remplacer par des hommes, a indiqué hier une source interne. Mais c’est compliqué de ne pas faire respecter une recommandation du recteur. Tout le monde est en ébullition avec cette histoire. »
Devant ce luxe de précautions, plusieurs syndicats d’enseignants se prépareraient à réagir, au nom du principe de laïcité. Bruno Henry (SNES) confie déjà son désarroi face à cette autorisation : « Si on commence à proposer des modalités différentes pour chaque élève, il y a problème. Je suis très surpris qu’on accepte ça. Notre position est très claire : il faut respecter l’équité et la laïcité. Cette décision du rectorat remet en cause beaucoup de choses. »
N. B. et K. G. Article du 22/05/2010 / 12:36:46
Commentaires(1)
Comme nous l'avons déjà dit à plusieurs reprises, les tentacules de la pieuvre anti-islam ne font que se déployer dans notre pays chaque jour un peu plus.
Nous n'en avons pas encore terminé avec le voile intégral, qu'il faut déjà ouvrir un autre front; il ne faudrait surtout pas que le soufflet de la haine puisse retomber!
Notez bien que même ce qui est explicitement permis par le texte de loi voté en 2004 devient aux yeux des intégristes de la laïcité inacceptable!
Si certains ont besoin pour se réveiller d'éléments qui montrent que jamais la croisade ne va s'arrêter; en voilà encore un de plus!
Rappel de la loi
Les principes de la loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité , le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics tels qu’ils ont été précisés dans la circulaire du 18 mai 2004.
L’article L. 141-5-1 ajouté au code de l’éducation par la loi du 15 mars 2004 interdit dans les écoles , les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse.
La loi s’applique aux élèves scolarisés dans les établissements publics d’enseignement pour
l’ensemble des activités placées sous la responsabilité du service public de l’éducation, y compris pour les examens auxquels ils sont inscrits en leur qualité d’élèves de l’enseignement
public.
En revanche, les candidats qui ne sont pas scolarisés dans un établissement public n’entrent
pas dans le champ d’application de l’article L.141-5-1 du code de l’éducation. Comme le précise la circulaire du 18 mai 2004, la circonstance que les examens soient organisés dans les locaux d’un établissement public d’enseignement ne peut à elle seule conduire à faire
regarder les candidats qui ne sont pas scolarisés dans un tel établissement comme des élèves de l’enseignement public.
Les candidats qui n’entrent pas dans le champ d’application de l’article L.141-5-1 doivent cependant respecter à la fois le cadre laïque dans lequel se déroule les épreuves et les règles
propres à l’organisation des examens. Ils doivent se soumettre aux règles d’organisation de
l’examen qui visent notamment à garantir le respect de l’ordre et de la sécurité, à permettre la
vérification de l’identité des candidats ou à prévenir les risques de fraudes. Ils doivent
également s’abstenir de toute forme de prosélytisme, de propagande ou de provocation.
Le ministre demande aux recteurs de veiller au respect de ces principes et de lui rendre compte des difficultés qu’ils pourraient rencontrer dans leur mise en oeuvre.
par : resistance.palestinienne (23/05/2010 à 10:52:51) ------------------------------------------------------
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