Le départ douloureux des gendarmes Français vers l¨Afghanistan
Les 48 gendarmes axonais sont partis lundi pour l'Afghanistan où
ils resteront six mois. Leurs familles étaient venues leur dire
au revoir. Un départ dans la douleur et les larmes.
L'atmosphère est lourde dans la cour de la gendarmerie de
Chauny. Les 48 gendarmes mobiles partants pour l'Afghanistan sont
rassemblés dans la cour. Derrière eux, les fourgons qui
vont les emporter à l'aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle.
Au moment du départ, certaines épouses sont
déjà parties. Trop difficile pour elles de voir s'en
aller celui qu'elles aiment. Elles préfèrent pleurer dans
la voiture, loin des regards.
Le capitaine Philippe Pacaud tient un dernier discours à ses hommes. « On compte sur nous », conclut-il.
Vêtus de leur treillis, les paquetages déjà rangés dans les fourgons, les gendarmes sont prêts.
L'excitation peut se lire dans les yeux de beaucoup. Partagés
entre l'attrait de partir et la fébrilité. Pas
évident de trouver les mots pour qualifier ce qu'ils doivent
ressentir, entre la joie, l'inquiétude et la tristesse. Le maire
de Chauny, Marcel Lalonde est venu leur apporter son soutien.
Des cris de douleur
Il est presque 13 heures, toute la caserne est désormais dans
la cour. Dernières étreintes et ultimes câlins avec
les épouses et les jeunes enfants. Les collègues qui
restent lancent des « bonne chance » et saluent le ballet des véhicules.
La tristesse a gagné les visages des familles. Une jeune femme
n'arrive pas à contenir sa colère. Des cris de douleur
mêlés à des larmes. Seule une autre femme de
gendarme parviendra à la calmer. « Ca arrive, explique le capitaine Pacaud. On se doutait que ça arriverait ».
Sur place, les gendarmes français pourront communiquer avec leurs familles, via Internet notamment.
Les familles seront en communication permanente avec la gendarmerie
pour connaître l'évolution de la mission et des
réunions seront également organisées pour les
soutenir. Depuis le 1er juin, les 48 gendarmes s'entraînent pour
cette mission. Une mission de 6 mois pour former et accompagner les
policiers afghans sur le terrain. Pour la première fois, des
gendarmes français sont envoyés dans un pays en conflit.
Ils seront logés dans un secteur sous contrôle
français, sur les bases de Nijrab et Tagab (au nord-est de
Kaboul).
Des gendarmes de Satory (Yvelines) les rejoindront prochainement. Au
total, ils seront 150 gendarmes français à assurer la
formation de la police afghane.
Parmi les 48 gendarmes, trois gendarmes viennent de Saint-Quentin,
un de Valenciennes, un d'Amiens et deux de Noyon. La moyenne
d'âge est de 35 ans. Le plus jeune gendarme a 24 ans et le plus
âgé 52.
Dans six mois, ce sont des gendarmes de Rennes (Ille-et-Vilaine ) et
de Pontivy (Morbihan) qui prendront la relève des axonais.
ADELINE COLLET Article du /
Commentaires(1)
tres interessant, merci
par : jozzy-online (01/03/2010 à 23:02:27) ------------------------------------------------------
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