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Les associations musulmanes veillent à leur indépendance Les associations musulmanes veillent à leur indépendance
Financer trois mosquées à quelques années d'intervalle n'est pas une sinécure. Conséquence de la loi de 1905 sur la
séparation de l'église et de l'Etat, les associations
cultuelles font appel aux fidèles. « Ce sont toujours les
mêmes populations, aux revenus souvent modestes, qui sont
sollicitées, remarque Mohamed Boukhris, de l'association Nantes
nord, qui doit réunir 1,3 million d'euros pour son projet. On
sensibilise beaucoup lors du ramadan, la plus grande collecte de
l'année. » A Malakoff, les porteurs de projet sillonnent
l'Hexagone. Avec l'achat du terrain, l'opération devrait
coûter entre 2,5 et 3 millions d'euros : « 50 % de la
collecte se fait à Nantes, 45 % en France et 5 % à
l'étranger auprès des communautés hollandaises et
irlandaises », précise Mustapha Amrani. Comme à
Nantes nord, le secrétaire général de
l'association islamique de France revendique son indépendance :
« On veut épouser le contexte français. »
Si elle ne finance pas le culte, la ville subventionne les
activités culturelles des associations. Un moyen d'exercer un
contrôle ? « A partir du moment où il existe une
neutralité religieuse, nous n'avons pas d'appréciation
à porter », précise Patrick Rimbert, adjoint au
maire de Nantes. Soucieuse que le culte s'exerce dans des conditions
décentes, la ville facilite l'acquisition de terrains. «
Notre seule latitude, pour les lieux cultuels, est de contracter des
baux emphytéotiques, avec des loyers modestes. » Une
option qu'ont retenue les Turcs, et les musulmans des quartiers nord.
Les porteurs de projets de la
ville de Nantes s'étaient rendus en Ile de France afin de
sensibiliser la Communauté Musulmane de l'Abscence de Lieuxde
Culte à Nantes, Ils étaient présents à la
Mosquée de Drancy pendant le Ramadan 2008. Article du /
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