Quand Bernard Henry Levy parle de tout, au final il ne parle de rien ! La burqa, l'islamophobie, Hassen Chalghoumi, le Saint Coran, ... Et il voudrait nous faire croire qu'il na aucun préjugés raciste sur l'Islam. Voici un de ses tribunes oû il ne se parle qu'a lui même, d'ailleurs demandez lui de remplacer "islamophobie" par "antisémitisme", et remplacer "burqa" par les codes vestimentaires juifs ( bekeshes, Hassidisme,
)
Une tribune de Bernard Henry Levy dans le journal Le Point
On dit : « la burqa est un vêtement ; tout au plus, un
déguisement ; on ne va pas légiférer sur les vêtements et les déguisements »...
Erreur. La burqa n'est pas un vêtement, c'est un message. Et c'est un message
qui dit l'assujettissement, l'asservissement, l'écrasement, la défaite, des
femmes.
On dit : « c'est peut-être un assujettissement, mais consenti ;
sortez de votre tête l'idée d'une burqa imposée par de méchants maris, des
pères abusifs, des caïds, à des femmes qui n'en voudraient pas »... Soit. Sauf
que la servitude volontaire n'a jamais été un argument ; l'esclave heureux, ou
heureuse, n'a jamais justifié l'infamie foncière, essentielle, ontologique, de
l'esclavage ; et, des stoïciens à Elisée Reclus, de Schoelcher à Lamartine en
passant par Tocqueville, tous les anti-esclavagistes du monde nous donnent tous
les arguments possibles contre la petite infamie supplémentaire qui consiste à
faire des victimes les propres auteurs de leur malheur.
On dit : «
liberté de culte et de conscience ; liberté d'exercice et de manifestation,
pour chacune et pour chacun, de la religion de son choix ; au nom de quoi se
permettrait-on d'interdire à un fidèle d'honorer Dieu de la façon que
prescrivent les textes sacrés ? ». Sophisme encore. Car on ne le répétera
jamais assez. Le port de la burqa n'est pas une prescription coranique. Il n'y
a aucun verset, ni aucun texte de la sunna, obligeant les femmes à vivre dans
cette prison de ferraille et de tissu qu'est un voile intégral. Il n'y a pas un
« shoyoukh », pas un savant en religion, qui ne sache que le visage n'est, pas
plus que les mains, tenu dans le Coran pour une « nudité ». Et je ne parle pas
de ceux qui, comme Hassan Chalghoumi, le courageux imam de Drancy, disent haut
et fort à leurs fidèles, aujourd'hui même, que le port de ce voile intégral est
carrément anti-islamique.
On dit : « gare à l'amalgame ! gare, en
focalisant l'attention sur la burqa, à ne pas alimenter une islamophobie qui ne
demande qu'à se déchaîner et qui serait elle-même une forme déguisée de racisme
- on l'a empêché de s'infiltrer, ce racisme, par la grande porte du débat sur
l'identité nationale ; va-t-on le laisser revenir par la fenêtre de cette
discussion sur la burqa ? ». Sophisme, là encore. Increvable mais absurde
sophisme. Car ceci n'a rien à voir avec cela. L'islamophobie, on ne le répétera
jamais assez, n'est évidemment pas un racisme. Je ne suis, personnellement, pas
islamophobe. J'ai trop le souci du spirituel, et du dialogue des spiritualités,
pour être hostile à telle religion ou à telle autre. Mais leur libre critique
en revanche, le droit de se moquer de leurs dogmes ou de leurs croyances, le
droit à la mécréance, au blasphème, à l'apostasie, sont des droits trop
chèrement acquis pour que nous laissions une secte, des terroristes de la
pensée, les annuler ou les fragiliser. C'est de Voltaire qu'il s'agit, là, pas
de la burqa. C'est des Lumières d'hier et d'aujourd'hui qu'il est question, et
de leur héritage non moins sacré que celui des trois monothéismes. Un recul, un
seul, sur ce front - et ce serait un signal donné à tous les obscurantismes,
tous les fanatismes, toutes les vraies pensées de haine et de violence.
Et puis on dit enfin : « mais de quoi s'agit-il, après tout ? combien de cas
? combien de burqas ? faut-il, pour quelques milliers, peut-être quelques
centaines, de burqas répertoriées sur l'ensemble du territoire français,
déclencher ce tapage, ressortir cet arsenal de règlements, faire une loi ? ».
C'est l'argument le plus courant. C'est, pour certains, le plus convaincant.
Sauf qu'il est, en réalité, aussi spécieux que les premiers. Car de deux choses
l'une. Ou bien il ne s'agit que d'un jeu, d'un accoutrement, d'un déguisement
(voir plus haut) et alors, en effet, c'est la tolérance qui est de mise. Ou
bien il s'agit d'une offense faite aux femmes, d'une atteinte à leur dignité,
il s'agit d'une mise en cause frontale de la règle républicaine fondamentale,
et chèrement payée elle aussi, d'égalité entre les sexes - et c'est d'un
principe, alors, qu'il est question ; et le nombre, s'agissant de principes, ne
fait jamais rien à l'affaire. Imagine-t-on remettre en question les lois de
1881 sous prétexte que les atteintes à la liberté de la presse se font rares ?
Et que dirait-on de quelqu'un qui, observant que les attaques racistes ou
antisémites contre les personnes décroîtraient en quantité, songerait à abolir,
ou même à alléger, les législations en vigueur en la matière ? Si vraiment la
burqa est ce que je dis, si elle est cette insulte faite aux femmes et à leur
lutte séculaire pour l'égalité, si elle est une injure faite, de surcroît, aux
femmes qui, à l'heure même où j'écris, défilent à visage découvert, en Iran,
contre un régime d'assassins dont la burqa est l'un des symboles, bref, s'il
signifie, ce symbole, que l'humanité se divise entre ceux dont le corps est
glorieux et doté d'un non moins glorieux visage et celles dont corps et visage
sont des outrages vivants, des scandales, des saletés que l'on ne saurait voir
et qu'il faudrait soit cacher, soit neutraliser, alors n'y en aurait-il qu'une,
n'y aurait-il qu'une femme en France se présentant encagée à l'hôpital ou à la
mairie, qu'il faudrait la libérer.
C'est pour toutes ces raisons de
principe que je suis favorable à une loi, nette et claire, décrétant
anti-républicain le port de la burqa dans l'espace public.