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L'université la licencie parce qu'elle n'enlève pas le voile A la fac de sciences, le port du voile ne passe pas. Hier matin,
le tribunal administratif a examiné une requête en
référé déposée par Sabrina, une
étudiante de 26 ans. Inscrite en doctorat à
l'université Paul-Sabatier et bénéficiaire d'une
allocation de recherche, elle conteste son licenciement pour faute
professionnelle, sans préavis ni indemnité,
prononcé fin février dernier par le président
de l'université. Le motif : « Persistance à porter
un voile couvrant entièrement sa chevelure. »
En novembre 2006, après deux années de Master dans
les spécialités de biochimie, biotechnologie et
micro-organismes, Sabrina s'inscrit en doctorat et signe un contrat
d'engagement en qualité d'allocataire de recherche. A cette
époque-là, elle porte déjà un foulard,
selon la tradition musulmane.
Le 11 juillet 2008, le président la convoque et lui demande
de le retirer. Selon cinq attestations versées au dossier par
son avocat, Sabrina s'exécute. Et troque son voile contre un
fichu « à la mode sicilienne ». « Or, s'il ne
fait pas de doute qu'il existe une manière de porter un foulard,
selon la tradition musulmane, il ne fait pas non plus de doute que
porter un foulard noué sous le cou ne renvoie à aucune
tradition religieuse », a plaidé à la barre Gilles
Devers, son défenseur.
Mais pour la présidence de l'université, Sabrina va
au contraire s'entêter à porter le voile. « Nous
pouvons nous aussi en témoigner. Et selon le Code de la
laïcité, c'est une faute professionnelle, car contraire au
statut d'agent public », a argumenté pour sa part la
représentante de Paul-Sabatier.
Sabrina, aujourd'hui enceinte, n'a plus aucun revenu. Le jugement est attendu pour vendredi. Article du /
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