La complicité sexuelle expliquée par une musulmane. Revenons aujourd’hui sur un idéal auquel chacun devrait tendre et que les amoureux les plus équilibrés touchent de temps en temps. Il est souvent accompagné d’une grâce venue de je ne sais où et que les Musulmans attribuent volontiers au vecteur divin. C’est une petite connexion miraculeuse qui, quand elle arrive, se doit d’être célébrée à sa juste valeur. On l’appelle communément… la complicité sexuelle.
ous aurons certainement l’occasion, au cours de mes futurs articles, de réfléchir ensemble sur les différents maux de l’amour. Les souffrances de l’intime dans l’intime sont une réalité que nous ne pouvons occulter bien longtemps. Néanmoins aujourd’hui pour une fois, je souhaite parler de la sexualité dans son versant le plus positif. Celle-ci même qui façonne la plupart des couples, mais que l’on n’entend jamais. Rappelons en effet qu’il est primordial que chacun puisse d’abord envisager les aspects beaux et épanouissants de la sexualité avant d’être confronté aux menaces, aux dangers, aux troubles, aux douleurs et à la souffrance qui y sont parfois liés ! Cela évitera bien de blocages par la suite… Toute éducation sexuelle qui se respecte prendra en compte ce principe et commencera, en premier lieu j’insiste, par le biais positif. Ainsi, aujourd’hui nous reviendrons sur un idéal auquel chacun devrait tendre et que les amoureux les plus équilibrés touchent de temps en temps. Il est souvent accompagné d’une grâce venue de je ne sais où et, que les Musulmans attribuent volontiers au vecteur divin. C’est une petite connexion miraculeuse qui quand elle arrive, se doit d’être célébré à sa juste valeur. On l’appelle communément…. la complicité sexuelle
Voici là incontestablement un des éléments fondateurs d’une intimité réussie. Quand ce lien est présent, il devient pour quelques instants, le ciment indestructible du couple. Pendant ces moments volés au tourbillon du monde, plus rien d’autre ne compte vraiment.
Rappelons que pour nous les Musulmans, la complicité commence d’abord par une foi commune. Un homme, une femme, l’amour… et puis Dieu. Certains diront que c’est une étrange équation, d’autres répliqueront qu’il ne pouvait pas en en être autrement…
Car on le répète assez aux quatre coins des mosquées, une union bénie est le seul nid d’amour possible pour les croyants.
En effet en Islam, le lien charnel sous-tend inévitablement une alliance reconnue par le Très-Haut.
Voilà bien là une donnée très surprenante aux yeux de la majorité et une aberration pour les plus durs. Face à la légèreté du monde, pourquoi attendre ? Est-ce si mal de se faire du bien ? Mais finalement chacun n’a-il pas sa propre définition et sa version personnelle du bien ? Dans la conception musulmane, Dieu est le Bien par excellence et tout ce qui émane de Lui, ses recommandations comme ses directives, sont sources de bien.
C’est pour cette raison que les plus idéaux d’entre nous, apprennent tant bien que mal la patience, entretiennent l’exclusivité et maintiennent le cap de la fidélité dans le mariage. Le défi de toute une vie me semble-t-il…
Bien évidemment, la complicité sexuelle se renforce par l’amour que l’on porte à son partenaire. L’amour est une bien étrange perception qui, depuis la nuit des temps, inspire les artistes et les écrivains de tout horizon. C’est un sentiment d’attachement qui répond au besoin inné d’être relié à l’autre et qui demande du temps.
Le désir (de la femme comme de l’homme) est une notion différente, mais tout aussi importante ! Il se concentre essentiellement sur sa propre personne et sur sa capacité à imaginer la concrétisation de son plaisir. Il exige la connaissance de quelques petites techniques, l’acceptation de son corps et de celui de son conjoint. Car rappelons-le, l’amour et le désir ne sont pas systématiquement liés. On peut en effet tout à fait aimer sans « toucher » la personne et désirer quelqu’un sans véritablement l’aimer. Néanmoins, dans la définition de la complicité sexuelle que nous essayons d’établir, il ne peut y avoir de dissociation entre l’amour et le désir : ils coexistent et se renforcent mutuellement !
L’humour fin est également un très bon allié du couple. Le rire et les sourires sont de vrais intensificateurs de complicité. Ils permettent de détendre le corps, l’esprit et d’accueillir l’autre dans la sérénité. Ne dit-on pas qu’un visage a besoin d'un sourire pour communiquer sa réelle beauté ?
Rappelons enfin que la complicité dont on parle n’a rien à voir avec la recherche accrue de la performance ou de l’orgasme simultané qui n’existe que dans les magazines. Elle représente plutôt la révélation d’une intimité intense, qui permet aux deux partenaires de véritablement se sentir un.
Alors effectivement les relations conjugales et sexuelles sont souvent complexes, tantôt magnifiées tantôt malheureuses. Il y aura toujours des frustrations ici ou là, des manquements, des maladresses et des réajustements.
Mais il existe aussi ces merveilleux moments de complicité totale où l’homme et la femme se découvrent être de magnifiques vêtements l’un pour l’autre. Ils se nourrissent ensemble de regards tendres, de caresses affectueuses, de sourires charmeurs, de plaisirs sensuels et d’un profond respect mutuel. Quand on touche à ces instants de grâce, on accède alors à un rang formidable : le don de soi. Une aumône, nous dit-on également…
Par Amira Nassi (conseillère conjugale et sexologue) pour le site internet mwm-mag.com

Article du 10/05/2010 / 12:00:47
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