Un des deux jeunes
soupçonnés d'avoir taggué des insignes
xénophobes et racistes sur un lieu de culte musulman à
Toul (Meurthe-et-Moselle), le 19 août dernier, a
été remis en liberté jeudi, a-t-on appris
auprès de son avocat.
Il avait
été arrêté le jour de la découverte
des graffitis, de même que l'un de ses complices
présumés dont la demande de remise en liberté a en
revanche été refusée la semaine dernière
par la chambre de l'instruction de Nancy.
Ils
avaient été mis en examen pour "dégradation de
lieu de culte, dégradation à connotation raciste et
association de malfaiteurs".
"C'est un
garçon de 19 ans un peu simple d'esprit, qui n'est pas
idéologue. A la suite d'une agression qu'il a subie
l'année dernière, l'extrême droite locale l'a
embrigadé, mais ça n'est pas un skinhead", a
commenté Me Gérard Michel, l'avocat du jeune remis en
liberté, qui précise que le parquet s'était
prononcé pour son maintien en détention.
Le
19 août, le bâtiment avait été recouvert de
graffitis, notamment de croix gammées. Une tête de porc
avait été accrochée sur la poignée de la
porte ainsi que des pieds de cochons sur les volets de ce lieu de culte
géré par l'association socio-culturelle des
Maghrébins toulois.
Un troisième
suspect, mis en examen pour des actes préparatoires aux
inscriptions, est quant à lui sous contrôle judiciaire.
AFP