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Une fin de prière très agitée à la mosquée La PailladeUne fin de prière très agitée à la mosquée La
mosquée de La Paillade n'en a pas fini de s luttes d'influences.
Hier en début d'après-midi, la prière, qui
était suivie par plusieurs milliers de personnes, s'est
achevée dans les cris, les huées et la confusion. Une
tension palpable qui a incité la police à installer un
cordon à la sortie de la cour. Une situation inédite
accueillie avec fatalisme et une dose d'amertume.
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Soucieux de
démontrer qu'il conservait le soutien de la majorité des
fidèles, Lhoussine Tahri a auparavant tenté d'organiser
un vote à main levée censé le conforter dans son
fauteuil de gestionnaire du lieu de culte. Le comptage très
rapide a révélé qu'il n'était pas le
responsable très minoritaire que décrivent ses
adversaires. Ces derniers ont, à leur tour, voulu exprimer leur
souhait de voir Lhoussine Tahri quitter son poste mais la
sonorisation a été coupée provoquant, du
même coup de nouvelles protestations véhémentes.
Aucune violence entre les deux "camps" n'a toutefois été
constatée alors que l'imam, Mohamed Kattabi a ensuite
dénoncé « la mascarade » offerte par les
contestataires. « Au moins, maintenant, on voit que l'imam n'est
pas neutre. C'est de la démocratie "à l'ancienne"
», ironisait Mohamed Guerrouche, l'opposant désormais
décidé à saisir la justice pour obtenir le
départ de l'équipe en place.
Contesté mais
fort de son vote à mains levées, Lhoussine Tahri demande,
quant à lui, à la municipalité, de se positionner
dans cette lutte d'influences. « Elle est propriétaire, la
balle est dans son camp. On veut la stabilité à la
mosquée et le meilleur moyen c'est de voir la
réalité en face », expliquait-il hier soir. Rien
n'est donc vraiment réglé dans le lieu de culte le plus
fréquentée de la ville. « Le mieux serait que tous
ces anciens dégagent et qu'on mette une nouvelle équipe,
plus jeunes et totalement transparentes », confiait hier un jeune
pailladin.
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