La mosquée de Béziers profanée Les responsables de la mosquée « Er
Rahma » de Béziers (34) ont signalé la profanation
de leur lieu de culte dimanche dernier en fin d’après midi
par une croix gammée de près de deux mètres de
hauteur.

L’inscription a
été faite sur le mur d’enceinte et aucun autre
signe ne semble avoir été dessiné ailleurs.
Le CCIF condamne avec
la plus grande vigueur cet acte inqualifiable qui vient s’ajouter
aux nombreux actes dont ont pu être victimes aussi bien les
institutions que les personnes de confession musulmane depuis le
lancement de la mission d’information sur le voile
intégral renforcée par le débat sur
l’identité nationale.
En plein
décompte des actes islamophobes pour l’année 2009,
l’observatoire de l’islamophobie du CCIF indique dors et
déjà que nous sommes proche d’UN DOUBLEMENT de ces actes par rapport à l’année 2008 !
La
responsabilité des hommes politiques est lourde dans le
phénomène de banalisation des actes visant les citoyens
de confession musulmane. Ils semblent avoir endossé le
rôle de pompiers pyromanes jurant vouloir donner toute sa place
à la communauté musulmane de France tout en se rendant
complices de la mise en place d’une législation
d’exception que l’on a jamais vu depuis le régime de
Vichy. Par ces choix, le gouvernement ainsi que les partis qui le
soutiennent dans cette démarche institutionnalise
l’islamophobie dans notre pays. Il divise les citoyens faisant
des uns des « normaux » et des autres des
« parias » vis-à-vis desquels les langues
se déchaînent.
Ce sentiment que le discours politique serait dominé par des relents de
haine est partagé par une très grande majorité de
nos concitoyens musulmans aussi bien pratiquants que non. Ce sentiment
légitime est renforcé par le manque d’engagement ou
d’efficacité des institutions à faire aboutir des
enquêtes sur les profanations de lieux de cultes et
cimetières et une demande de commission d’enquête parlementaire
sur l’islamophobie qui ne trouve pas de députés ou
sénateurs pour la soutenir alors qu’on se presse au
portillon lorsqu’il s’agit de vilipender l’islam et
les musulmans.
La République
craindrait-elle quelque chose de cette
commission d’enquête? Sa mise en place serait un
honneur pour le pays qui se targue
d’être le pays des droits de l’Homme. Elle
permettrait au moins de mieux cerner le phénomène qui est
le plus gros défi que doit relever la France
dans sa lutte pour la tolérance après celui de
l’antisémitisme de l’entre deux-guerres.
Au bout de combien de
propos outrageants, d’humiliations, d’agressions
allons-nous réagir ? Quand est-ce que le gouvernement, nos
collègues de la lutte pour les droits de l’Homme et
l’égalité, les responsables des organisations
musulmanes, les Français en général vont-ils
dirent stop face à l’islamophobie qui gangrène
notre société et qui précipite notre pays dans un
délitement social sans précédent depuis la seconde
guerre mondiale ?
Ne soyons pas
complices d’un nouveau drame en Europe en général
et dans notre pays en particulier. Ne laissons pas l’histoire
nous juger comme elle a jugé ceux qui ont été
complices d’affaires comme celle du capitaine dreyfus.
Le site internet du Collectif contre l'Islamophobie en France Article du 19/01/2010 / 18:27:18
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