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David Ben Gourion : Le sionisme dans nos rues parisiennes Ce 13 avril, en compagnie du président Israélien Shimon
Pérès, le maire de Paris devrait inaugurer une esplanade
"Ben Gourion" sur les Quais de Seine. Après une promenade
déjà dédiée au premier Premier ministre
israélien (de 1948 à 1963) et un parc portant le nom
d'Yitzhak Rabin, l'Etat d'Israël s'installe encore un peu plus
dans le cœur de la ville lumière. Yasser Arafat, qui avait
partagé le Nobel de la Paix avec Rabin, et la Palestine dans son
ensemble, attendent toujours de Paris pareils gestes de reconnaissance.
De plus, ce n'est pas un prix Nobel de la Paix que Monsieur
Delanoë s'apprête à célébrer le mois
prochain. Loin de là : David Ben Gourion est l'un des plus
importants leaders du mouvement sioniste israélien. Si vous ne
le connaissez pas, ces quelques citations vous éclaireront un
peu plus sur cet illustre personnage. Investig'Action - michelcollon.info
"Si
j'étais un leader Arabe, je ne signerais jamais un accord avec
Israël. C'est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que
Dieu nous l'a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ?
Notre dieu n'est pas le leur. Il y a eu l'antisémitisme,
les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était ce leur faute ? Ils ne
voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé
leurs terres. Pourquoi devraient t-ils accepter cela ?"
Cité par Nahum Goldmann dans "le Paradoxe Juif", page 121
"Ne
nous cachons pas la vérité…. Politiquement nous
sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur,
parce qu’ils y habitent, alors que nous venons nous y installer
et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays.
Derrière le terrorisme (des Arabes) il y a un mouvement qui bien
que primitif n'est pas dénué d'idéalisme et
d'auto-sacrifice."
Cité
page 91 du Triangle Fatidique de Chomsky qui est paru le livre de Simha
Flapan "Le Sionisme et les Palestiniens" – page 141-2, citant un
discours de 1938.
"Nous devons tout faire pour nous assurer qu'ils (les Palestiniens) ne reviendront jamais."
David
Ben-Gourion, dans son journal, 18 Juillet 1948, cité dans le
livre de Michael Bar Zohar : "Ben-Gourion : le Prophète
Armé", Prentice-Hall, 1967, p. 157.
"Nous
devrions nous préparer à lancer l’offensive. Notre
but est d’écraser le Liban, la Transjordanie (Jordanie) et
la Syrie. Le point faible c’est le Liban, car le régime
musulman y est artificiel et il nous sera facile de le miner.
Nous
y établirons un Etat chrétien, puis nous
écraserons la Légion Arabe, nous éliminerons la
Transjordanie (Jordanie); la Syrie tombera entre nos mains. Nous
bombardons alors et avancerons pour prendre Port-Saïd, Alexandrie
et le Sinaï."
Mai 1948, au Chef d'Etat-Major. De Ben-Gourion, une biographie, par Michael Ben-Zohar, Delacorte, New York 1978.
"Si
je savais qu'il était possible de sauver tous les enfants
d'Allemagne en les emmenant en Angleterre, et seulement la
moitié en les transférant sur la terre d'Israel, je
choisirais la dernière solution parce que, devant nous, il n'y a
pas que le nombre de ces enfants mais la calcul historique du peuple
d'Israel."
Cité pages 855-56 de la biographie de Ben-Gourion réalisée par Shabtai Teveth
"Chaque
écolier sait qu'il n'y a pas de chose de ce genre dans
l'histoire en tant qu'arrangement final : pas en ce qui concerne le
régime, pas en ce qui concerne des frontières, et pas en
ce qui concerne des accords internationaux."
Journal
de guerre, 12/03/1947 suite à l'acceptation par Israel du Plan
de partition des Nations-Unies du 29 novembre 1947 (Simha Flapan,
"Naissance d'Israel," p.13)
"L'acceptation
de la partition ne nous engage pas à renoncer à la
Cisjordanie. On ne demande pas à quelqu'un de renoncer à
sa vision. Nous accepterons un état dans les frontières
fixées aujourd'hui -- mais les frontières des aspirations
Sionistes sont les affaires des Juifs et aucun facteur externe ne
pourra les limiter."
La Naissance d'Israel, 1987, Simha Flapan
"La
guerre nous donnera la terre. Les concepts de "nôtre" et de "pas
à nous" sont des concepts de paix, seulement, et en temps de
guerre, ils perdent leur signification entière "
Journal intime de Guerre, Vol. 1, date d'entrée le 6 février 1948. p.211
"Nous
ne pourrons pas gagner la guerre si, pendant la guerre, nous ne
peuplons pas le pays de bas en haut, l'est et l'ouest de la Galilee, le
Neguev et le secteur de Jérusalem....Je crois que la guerre
apportera également dans son sillage un grand changement dans la
répartition de la population arabe."
Behilahem Yisrael, Tel Aviv, Mapai Press, 1952, pp. 86-87 Posté par Michel Collon
Appel du Collectif 69 : Pas de "promenade Ben Gourion" à Paris !
A Lyon, le Collectif 69 écrit
à Delanoë que "la portée et les conséquences
de cet événement dépassent largement votre ville",
et demande l’annulation de cette décision scandaleuse.
A Bertrand Delanoë, maire de Paris
Monsieur le maire,
Nous ne sommes pas
de Paris, mais nous nous devons de vous alerter sur cet
événement dont à notre avis la portée et
les conséquences dépassent largement votre ville.
C’est avec consternation que nous
avons appris que vous projetiez d’’inaugurer une
« promenade Ben Gourion » sur les Quais de Seine
le 13 avril prochain en présence du Président
israélien Shimon Pérès.
alors
que l’état d’Israël a mené une attaque
meurtière sur Gaza il y a un an (cf. le rapport Goldstone),
alors qu’il effectue en ce moment même un blocus inhumain
sur la population palestinienne de Gaza,
alors
qu’il défie la communauté internationale en
intensifiant les constructions dans les colonies et à
Jérusalem-Est,
alors
que les "nouveaux historiens" Israéliens ont mis en pièce
la légende de Ben Gourion pour dévoiler son rôle
décisif dans l’expulsion de force de 700 000 palestiniens
(1947 - 1949) et la destruction de 500 villages. (cf. Dominique Vidal -
Comment Israël expulsa les palestiniens 2007),
alors que le mouvement de Boycott Désinvestissement Sanction se développe aujourd’hui dans le monde,
Cette initiative est
incompréhensible, et serait interprétée comme un
soutien inespéré pour l’état
d’Israël menacé aujourd’hui de sanctions
internationales pour son mépris des droits humains.
Pour le collectif 69 de soutien au peuple palestinien
Le Président Jérôme Faÿnel
CAPJPO-EuroPalestine
Article du 13/03/2010 / 11:59:29
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