Hassan Chalghoumi, président de l'association
al-Nour (Lumière) qui gère la mosquée de Drancy,
s'est rassemblé jeudi devant la préfecture de Bobigny
pour "la défense" du lieu de culte. Seuls une quarantaine de personnes étaient présentes.
Il a
demandé "l'intervention des pouvoirs publics pour
rétablir l'ordre et la sérénité" dans la
mosquée. Depuis six semaines, Hassan Chalghoumi et son association étant
contestés par le collectif Cheikh Yacine et par les fidèles de la mosquée de Drancy.
L'association
a décidé mardi de fermer les portes de la mosquée
jusqu'à jeudi pour des raisons de sécurité
après, assure-t-elle, l'agression du muezzin dans le lieu de
prière. Alors qu'en réalité il ne s'agissait que d'un malaise.
Les derniers soutiens de Hassan Chalghoumi
"Sa réouverture dépendra de la garantie de
la sécurité", a dit le conseiller de M. Chalghoumi, Farid
Hannache.
Pour l'écrivain
Marek Halter, qui a participé au rassemblement, "les
églises, les synagogues sont protégées, il est
temps que cette mosquée le soit".
Le
député (PS) et président du conseil
général, Claude Bartolone, a demandé au ministre
de l'Intérieur, Brice Hortefeux, d'"assurer convenablement
l'exercice du culte", a indiqué Benjamin Constant,
vice-président du conseil général.
Le
maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde (NC), présent au
rassemblement, a redit "la nécessité de garantir l'ordre
public à l'intérieur de la mosquée".
Seuls BFMtv, LaCroix et LeParisien ont relayés la "petite" rencontre. Les médias s'y implique de moins en moins ...
La Préfecture de Seine Saint Denis aurait refuser de recevoir Hassan Chalghoumi
Hassan Chalghoumi, et la mairie de Drancy, voudrait l'interdiction au collectif de manifester devant la mosquée
et d'entrer dans celle-ci. Elle demande l'intervention des forces de
l'ordre, déjà présentes devant le lieu de culte,
"à l'intérieur de la mosquée en cas de troubles
à l'ordre public".
Mais
le collectif cheikh Yacine conteste en tous points les propos d'Hassan
Chalghoumi, assurant que les agressions viennent de son
côté. Des membres ont déposé deux plaintes,
pour protester contre des caméras installées à
l'intérieur de la mosquée, "notamment dans la salle des
femmes".
Selon LeParisien, la préfecture aurait refusé de recevoir Hassan Chalgoumi en raison de l'obligation de réserve de l'Etat en période électorale !