Récemment, le 12 novembre, une jeune étudiante de Garges-lès-Gonesse est entrée au Palais Bourbon parée
d’un voile islamique. L’intolérable provocation de
Myriam faite à Marianne ne pouvait rester sans réponse,
même si pour les deux femmes, la différence tient à
la déclinaison du même prénom. Alors tollé
dans les rangs des pieds-plats de la majorité. Il faut policer,
réglementer, décréter, légiférer.
L’exercice politique selon l’UMP, c’est une loi par
actualité…
Plus récemment encore,
Jeudi 26 exactement, la Nation à l’unisson du monde
célébrait la journée de la femme battue, car
c’est ainsi que ce jour de deuil devrait s’appeler. Leur pnombre ? 156 femmes définitivement
mises hors du marché parce que retirées de la vie sous
les coups d’Attila domestiques abrutis. Certains pensent que le
chiffre est sous estimé. Du côté de la
virilité, on est fier de ça! Ca
roule les mécaniques et ça fait la leçon du
civilisé à la terre entière.
Que fait
le gouvernement pour répondre aux femmes que les Attila
domestiques ne font pas semblant de bastonner? Il fait semblant de
gouverner au moyen de ce qu’il sait faire de mieux: des annonces.
Certes le spot du gouvernement contre les violences
présenté ci-haut est plus utile que les annonces
politiciennes. Le Fillon et la Morano annoncent donc des mesures et
même, pincez-vous le nez tant ça poque, disent vouloir
ériger la femme battue en grande cause nationale. Le Point
Pravda rapporte qu’un «nouveau spot pour le
numéro d'appel 3919 "Violences conjugales Info" sera
diffusé à la télévision à partir de
mercredi, a-t-on indiqué dans l'entourage de Nadine Morano.»
Benêt a-t-il mal ouï ou bien c’est le cérumen
qui lui a ciré les oreilles? Du Congrès de Versailles
jusqu’à la Chapelle-en-Vercors,
on avait cru avec lui que c’était la Burqa le
problème des femmes en France. Et voila que la
réalité de la baston nous réveille , farfouillons donc dans ce trou noir pour
voir…
En grattant on découvre un papier d’Ignacio Ramonet du Monde Diplomatique qui relatait que «la
violence des "mâles" est la première cause
d’invalidité et de mortalité avant les accidents de
la route ou le cancer...» des femmes. Fichtre! Et plus
ça change, plus c’est la même chose. En grattant un
peu plus on apprend qu’en 1999, le droit de savoir, une
émission de la boîte à co...(TF1 dixit les guignols
précités) déclarait qu’au moins 2000.000 de
femmes avaient été victimes de violences conjugales en
France et que 400 mouraient sous les coups de leur conjoint chaque
année, soit plus d'une femme par jour.
Nous
voilà donc tels qu’en nous-mêmes, civilisés
et entrés dans l’histoire par la barbarie. Ca c’est
fait, et c’est pour le moine copiste du Château qui pompe
déraisonnablement Hegel. Pour un tableau synoptique des horreurs
masculines conjuguées au féminin, vous pouvez, y compris
si vous êtes un de ces ours, surtout si vous en êtes un,
vous rendre sur le site Sos Femmes, ou encore Population Data.
Sinon, il y a d’autres lieux citoyens qui relatent la bêtise
masculine. Il suffit dans Google de taper [machos + c... + hommes],
ça l’fait aussi…
Sociologie du bâton
Revenons
à la célébration macabre de jeudi offerte par des
Tarzans domestiques qui ont de curieuses manières d’aimer
leurs conjointes réduites en épouses de tous les coups,
ceux qu’elles reçoivent dans la
tronche. «Au total, 675.000 femmes ont été
victimes de violences lors des deux dernières années,
soit de leur compagnon soit d'un autre membre de la famille. 156 femmes
sont mortes en 2008 sous les coups de leur compagnon.» Source Le Point Pravda.
Paraîtrait aussi que taper sa femme coûte à la
collectivité 2 milliards d’euro. Or, en temps de crise
même le plus machos des idiots pourrait s’en
inquiéter:
«Le
coût global pour les vingt premiers téléphones (la
mesure phare du gouvernement NDLR) est d’environ 120600 euros.
«Très loin de ce que coûtent aujourd’hui les
violences faites aux femmes, environ 2 milliards d’euros, non
pour les aides aux victimes, mais à cause des arrêts de
travail et des congés maladie », détaille Ernestine
Ronai, responsable de l’observatoire.»Source L'humanité Pravda.
«Prends
ça!» Ca
c’est pour la tendresse… Eh oui! «J’aime donc
je bastonne» est la version cartésienne de notre
identité masculine, donc de la moitié de notre
identité nationale. Les hommes forment la moitié de la
France. Pour la part de la Feuille de Manioc, nous observons que la
sociologie de la baston en Gaule fait voler en éclat la
propagande de l’idéologie dominante, et que le non-dit qui
entoure l’origine ethnique et les catégories sociales de
ce massacre encouragé s’il n’est admis, en dit long
sur la glose à propos de l’identité nationale ...