Après nos amis belges qui
ont demandé des comptes, mercredi à Bruxelles, à
la banque franco-belge Dexia, sur son financement de colonies
israéliennes dans les territoires palestiniens occupés,
plusieurs dizaines de militants sont allés mettre un peu
d’animation à l’AG des actionnaires qui se tenait
hier soir à la Défense, en raison des informations
insuffisantes données la veille en Belgique.
La mobilisation a réuni jeudi soir à
la Défense des militants d’EuroPalestine, de
Génération Palestine, de Nanterre Palestine et du NPA.
Nos amis de la plateforme belge"Palestine
occupée – Dexia impliquée",
nous ont transmis les réponses du président du groupe
Dexia, à l’occasion de l’AG de la banque à
Bruxelles. Ci dessous leur communiqué :
"Ce 13 mai, lors de l’Assemblée
Générale de Dexia, M. Dehaene,
président du groupe a reconnu que, depuis 2001, Dexia
Israël a accordé des prêts pour une valeur de 5
millions d’euros à des "entités contestées".
Par ailleurs, il affirme que depuis septembre 2008, plus aucun crédit n’a
été concédé aux colonies juives sises dans les territoires occupés
palestiniens et que Dexia, via sa filiale israélienne n’en octroiera
plus à l’avenir, pour se conformer à son propre code éthique.
Si la plate-forme apprécie le fait d’avoir reçu des réponses claires à
ses questions, elle juge les propos de Mr Dehaene totalement
insuffisants.
Ainsi, M. Dehaene parle de 5 millions
d’euros de prêts. Hors, en juin 2008, Dexia Israël a
accordé un crédit de 8 millions d’euros à la
municipalité de Jérusalem. La question qui se pose est de
savoir si
d’autres investissements ont été consentis sans que
ceux-ci soient
mentionnés par M. Dehaene. Par ailleurs, il convient de
rappeler que
si pour Israël, Jérusalem est indivisible, au regard du
droit
international, la partie Est de la ville est illégalement
annexée
depuis 1967.
En parlant de "entités contestées", Mr Dehaene s’approprie le discours
des autorités israéliennes. Or, comme le précise le droit
international, les colonies implantées dans les territoires occupés
palestiniens ne peuvent en aucun cas être considérées comme des
communes israéliennes, puisqu’elles sont illégales. Le fait qu’Israël
leur confère le statut de "entités contestées" ne change rien à
l’affaire.
M. Dehaene suggère que la plate-forme n’a attiré que très récemment
l’attention sur les liens qui unissent "son groupe" à la colonisation
israélienne. Il oublie de dire que dès le 15 avril 2001, des lettres
envoyées à Dexia s’insurgeaient contre cet état de fait. Pendant 8
ans, Dexia a donc choisi de faire la sourde d’oreille.
La plate-forme maintient ses revendications.
Aujourd’hui, il est grand temps que le groupe Dexia SA rompe ses liens
avec l’occupation israélienne, qu’il le déclare publiquement et qu’il
fournisse les preuves permettant de le vérifier.
Contact : Mario Franssen, porte-parole de la
plate-forme “Palestine occupée – Dexia
impliquée”. mario.franssen@intal.be - Tél : 02/209-23-56. GSM : 0498/54-16-42
CAPJPO-EuroPalestine
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