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Le port de la cagoule&Keffieh, bientôt interdite dans les manifestations

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, annonce
avoir rédigé un décret interdisant le port de
cagoules et autres vêtements permettant de dissimuler son visage
dans les manifestations. Cette interdiction fait partie des dispositions qui devraient
être inscrites dans la future loi sur les bandes
organisées, réclamée par Nicolas Sarkozy, que le
gouvernement espère pouvoir présenter au Parlement en
juin. "Je viens de soumettre un projet de décret pour interdire le
port des cagoules dans les manifestations", a déclaré la
ministre de l'Intérieur sur France Inter. "Quand on manifeste,
c'est pour ses idées et on ne cache pas normalement ses
idées quand on arrive avec une cagoule, ce qui souvent
accompagne autre chose". Elle a fait valoir que cette interdiction existait déjà dans d'autres pays européens, comme l'Allemagne. "Il faut prendre un certain nombre de précautions", a-t-elle
cependant reconnu, comptant sur le "savoir-faire et le jugement des
policiers". On peut "agir sur le coup ou après", grâce aux
caméras dans les rues qui vont permettre d'enregistrer les gens
au moment où ils se coiffent d'une cagoule pour les retrouver
ensuite, a-t-elle expliqué. La ministre de l'Intérieur doit se rendre dans
l'après-midi dans le XIIe arrondissement de Paris où un
mineur de 17 ans a été tué à l'arme blanche
mardi matin lors d'une bagarre entre jeunes. Justifiant la future loi sur les bandes organisées, que
l'opposition dénonce comme un énième texte
sécuritaire qui ne s'attaque pas au fond du problème,
Michèle Alliot-Marie a fait état d'une montée de
la violence en France. "Je constate que nous sommes dans une société où
on voit monter beaucoup de violence à travers les grands
événements (comme les manifestations en marge du sommet
de l'Otan à Strasbourg, ndlr) ou le phénomène de
bandes y compris dans les établissements scolaires", a-t-elle
expliqué. Elle a également évoqué, en
référence à la rixe de mardi à Paris, les
rencontres entre "groupes de jeunes qui ne constituent pas des bandes"
et qui "sur un détail, c'est-à-dire une moquerie de l'un
à l'autre, se bagarrent avec des armes blanches, ce qui se
traduit par un décès et deux blessés. Ça
c'est vraiment préoccupant". Article du /
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