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Le conseil d'administration de la Grande Mosquée de Strasbourg Elections à la Mosquée de Strasbourg 
actualités générales
Le conseil d'administration de la Grande Mosquée de Strasbourg vient d'élire Saïd Aalla à sa présidence. Sa
mission : « Gérer la vie de la mosquée, avec tout
ce que cela implique. Ma priorité sera de finaliser le chantier
du lieu de culte du Heyritz », explique celui qui, dans le civil,
exerce le métier de travailleur social. En raison d'un
différend financier entre un entrepreneur et la
société civile immobilière en charge de la
construction, les travaux sont interrompus depuis un an. « Nous
en saurons plus en février, mais la résiliation du
contrat est presque consommée, explique Saïd Aalla. Nous
étudions déjà l'offre d'une autre entreprise.
» Problème, les travaux, estimés initialement
à 6,3 millions d'euros, pourraient nécessiter une
rallonge de près d'un million. Saïd Aalla compte sur la
générosité des fidèles, mais surtout sur
les collectivités afin que l'édifice puisse être
inauguré au premier trimestre 2010. Un impératif, puisque
la mosquée centrale, impasse Mai, dépasse
régulièrement sa limite d'accueil le vendredi et les
jours fériés. « Les normes de
sécurité imposent de ne pas accueillir plus de 500
fidèles dans la grande salle de prière, précise le
président. Il arrive que nous soyons 1 500. »
Autre priorité de Saïd Aalla : « Offrir un
meilleur encadrement spirituel à un public de plus en plus
jeune. Le vendredi, la mosquée centrale est souvent
fréquentée à 60 % par des personnes
âgées de 20 à 34 ans. Nous devons approfondir leurs
connaissances pour leur permettre de vivre l'islam du milieu
[adapté à la société actuelle] et les
empêcher de tomber dans des dérives. » Pour ce
faire, il veut prodiguer « un discours moins porté sur la
tradition. Aujourd'hui, les jeunes se posent des questions que les
anciennes générations ne se posaient pas »,
précise-t-il. Parmi elles, « comment bien vivre l'islam
dans une société laïque » ou
appréhender le mariage mixte.
« Nous voulons leur proposer des cours intensifs et des
conférences, précise Saïd Aalla. Nous le ferons
aussi, si nous pouvons, pour former des cadres religieux en nombre
suffisant. » Selon lui, il manquerait au moins une dizaine « imams de qualité » pour assurer les
offices et les fêtes célébrées dans la
trentaine de lieux de culte musulmans de l'agglomération
strasbourgeoise. Article du /
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